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La crise financière ?... Ce n'est pas fini !

 
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Daniel
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MessagePosté le: Mar Sep 30, 2008 6:30 pm    Sujet du message: La crise financière ?... Ce n'est pas fini ! Répondre en citant

La crise financière ?... Ce n’est pas fini !



Les conséquences économiques et sociales provoquées par la situation du monde de la finance sont loin d’être évacuées. Les contorsions du monde politique de ce côté de l’atlantique et leurs discours incantatoires sur les méfaits du capitalisme et du libéralisme illustrent à la fois leur versant démagogique et leur « strass » incompétence. Ils ne font qu’augmenter la confusion déjà bien profonde, sans apporter le moindre indice de soupçon de proposition de solution. Cela ne fait que contribuer à accompagner les erreurs de diagnostic qui sont le fil conducteur des réponses apportées depuis 18 mois à la situation financière. De l’autre côté de l’atlantique, il existe au moins des plans de correction, dont le dernier, très incertain, et sans doute pas l’ultime, s’inscrit à 700 milliards de dollars, en dépit des injections financières précédentes.


Le contexte : Zéro transparence, Zéro contrôle, zéro sanction !

Cette crise financière, sans précédent, est le fait de trois manques dans le système financier : manque de transparence, manque de contrôle et manque de sanction. Cela n’a rien à voir avec le capitalisme ou le libéralisme. A cela s’ajoute les mauvaises pratiques culturelles de nos faux amis les banquiers.

D’abord un constat, connu de tous depuis plusieurs années, les flux des échanges internationaux ne sont plus assis sur les flux physiques (les marchandises ou les actifs), mais sur la matière grise, évanescente par définition. Dés lors, il n’existe plus de gages physiques pour garantir ces flux. Si un dérapage se crée, la machine ne peut que s’emballer (baisse de la valeur des actifs) déséquilibrer le système. On se souvient de la crise financière au Japon – ce pays commence seulement maintenant à s’en remettre – qui, pour valoriser les actifs boursiers multipliait par 80 le bénéfice par action des entreprises cotées (permettant aux partie prenantes d’obtenir plus facilement des crédits puisque garantis par ces mêmes actifs surévalués), alors, qu’ailleurs dans le monde, ces mêmes coefficients plafonnaient autour de 20 !

La planète finance peut se comparer à un océan ; le fond invisible, les vagues qui alertent ou devraient alerter et l’écume qui sont notre vision quotidienne. Nous n’apercevons que la seule écume et parfois les vagues par gros temps. Le fond de l’océan est lui calme et opaque.


Les ingrédients de la crise

*Au fond de cet océan, nous trouvons des produits financiers de plus en plus sophistiqués, crées par une ingénierie financière élaborée, avec son vocabulaire propre, pour initiés –« hedge funds », « titrisation », « vente à découvert », « CDS »,… Ici, les sommes en jeux sont considérables et totalement déconnectées de l’économie réelle. Il n’y a pas ou peu de règles, sauf se placer dans le bon sens des événements anticipés : « acheter ce qui est sensé monter et vendre ce qui est sensé baisser ». Bref, nous nous trouvons dans une « zone de non droit de la planète finance » pour reprendre le joli titre d’Adrien de Tricornot, dans « Le Monde de l’économie ». Comme, en plus, la rémunération des acteurs est directement liée aux résultats, la tendance naturelle conduit à oublier toute notion de risque ; d’autant qu’ils ne sont pas contrôlés. Certain appellent ça aussi : un _ financier. Encore que ces derniers aient plafonnés les mises, pour ne pas risquer de sauter.

Au niveau des vagues, la situation est plus claire et parfois plus visible. Sauf que, là encore, les différents acteurs ont mis de côté toute notion de contrôle des risques. Si les banques de dépôts ont leurs contrôleurs, il n’en est pas de même pour les institutions financières d’investissements pourtant acteurs majeurs de l’économie mondiale. Nous voyons là, directement sous nos yeux, apparaître le fameux « effet de levier ». La récente faillite de Lehmann Brothers (LB), vénérables institutions financière de 158 ans d’âge, illustre parfaitement la situation. Son capital était de 30 milliards de dollars, ses dettes de 660 milliards de dollars ! Quand on a bonne réputation, tous les acteurs ont le même réflexe, oublient toute notion de risque et font commerce sans s’en soucier. D’ailleurs, même les célèbres agences de notation n’ont elle pas prit la mesure du risque encouru par la Banque américaine (la cinquième du pays je crois). Certes, en contre partie de ses dettes LB disposait de plus de 600 milliards d’actifs. Insuffisant pour joindre les deux bouts ! D’autant que les actifs immobiliers étaient pris dans la tourmente des fameux « sub-primes» et des produits « titrisés ». Nous touchons là au troisième niveau, celui de l’écume.

A ce stade la situation est si j’ose dire plus que simple. Profitant de l’argent disponible et « pas cher » et de la possibilité d’expédier les actifs au fond de l’océan, là où ils sont le plus rentables et les risques transférés à d’autres, les commerciaux des sociétés immobilières ont facilité la vente d’appartements ou de maisons individuelles, à des consommateurs qui, a priori, n’avaient pas les ressources pour faire face aux remboursements. Des montages ont été mis en place pour, néanmoins, faciliter les transactions. Prêts sans intérêts les premières années, pour rendre les remboursements doux et surtout réalistes, tenant compte des modestes revenus des acheteurs. Seulement voilà, les bonnes choses ont une fin. La sortie de la période de remboursement mensuel doux, s’est trouvée simultanément liée à la hausse des taux d’intérêts (à cause de taux variables que tous avait négligé). Soudain, les remboursements devenaient impossibles. Hier encore, une jeune anglaise expliquait qu’elle devait quitter sa maison car ses remboursements passaient brutalement de 2000 à 3000 pounds par mois !
C’est là que la culture de nos faux amis les banquiers a joué à plein. Pas de problème, « nous avons l’immobilier en gage » ; et le cycle de commencer : saisies immobilières, expulsions ; mise en vente sur le marché. Sauf, qu’ayant tous agit de la même manière et en même temps, ils sont parvenus à déséquilibrer le marché – trop d’offres, pas de demandes en contre partie. La spirale infernale s’est alors mise en marche, chute des prix, dévalorisation des actifs, provisions et annonce de pertes de plus en plus abyssales. D’ailleurs, avec l’absence de contrôle plus personne ne sait « qui doit à qui ?».


La suite ?

Or, il était possible de changer le cours des choses ! Il suffisait – c’est dramatique de le dire – de prendre en compte l’état financiers des clients ; de leur proposer des ajustements d’échéances sur environ trois ans. Le temps de calmer la situation. Cela, certes, avait un coût pour les institutions financières : la différence entre les taux payés par les emprunteurs et les taux du marché. A la marge, et vu les dégâts systémiques engendrés, cela aurait été des pertes bien mineures.

Et la sanction me direz-vous ! Aujourd’hui le problème bien réel réside dans ce qu’on appelle « la socialisation des pertes et la privatisation des profits ». Cette situation est carrément inacceptable. Il n’y a pas de vie des affaires sans sanctions. Or, à quelques faillites près, tout semble mis en œuvre pour faire payer aux seuls contribuables les excès financiers des années précédentes. Certes, sauf à engendrer le pire, il faudra bien y passer. On ne peut toutefois, pour l’avenir, se contenter d’une telle situation, sans au moins remettre en cause les « parachutes dorés » distribués aux uns et aux autres. Cela ne réglera pas tout, loin de là. Mais, ce sera symbolique d’un changement de pratique et préparera l’instauration de futur contrôle des risques performants. Savez vous que, seulement, deux PDG de vénérables institutions financières américaines bien connues, ont touchés lors de leur renvois en 2007, plus de 270 millions de dollars ! C’est l’équivalent de 5000 à 10000 appartements vendus aux USA dans la même période.


Pourquoi la crise va durer ?

Nous sommes dans un système financier mondial, or seuls les USA mettent en place des réponses, elles-mêmes incertaines. En Europe, où les signes sont présents depuis longtemps nous n’en sommes qu’au stade des réponses au coup par coup. Nationalisation de deux banques anglaises et une belge aujourd’hui,… mais rien ne change : pas de plan concret à côté des discours incantatoires. Un exemple ; les « prêts relais » ; il en existe plus de 100.000 en France. Avec la baisse du marché immobilier (-25%) les nouveaux propriétaires ne peuvent vendre au prix qu’ils imaginaient leurs anciens biens immobiliers… les faux amis banquiers recommencent : « pas de changement d’échéance, vous n’avez qu’à abaisser le prix de votre appartement ». ce faisant, ils accélèrent la chute de l’immobilier, ils devront à leur tour passer des provisions, bien qu’ayant saisie ou vendu à perte leur gage….
Une vis sans fin.

Or, voilà maintenant que se rajoute, du fait du manque de liquidités, la restriction de crédit aux entreprises, c’est bien l’ensemble de l’économie qui risque d’être touché. Alors, il convient d’urgence d’arrêter les gesticulations politiciennes pour définir une régulation mondiale ; nous n’en sommes pas encore là.



Daniel
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Daniel
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MessagePosté le: Dim Oct 05, 2008 11:30 am    Sujet du message: Crise financiere : Contribution pour en sortir Répondre en citant

Crise financière : Contribution pour en sortir

Vu le nombre de docteurs et spécialistes qui se penchent sur la planète finance, bien malade, il peut paraître présomptueux de s’aventurer à apporter une contribution…pour tenter de sortir de la crise ; je m’y essaye tout de même.
D’abord, une réflexion de base. Le monde politique occidental – curieusement, silence radio chez les autres détenteurs de capitaux – se prend soudain d’affection pour le monde de la finance, après avoir sous estimé depuis 18 mois l’ampleur de la crise, comme obnubilé par lui. Au point de devenir aveugle et de sembler céder à la panique face à la réalité.
Il y a plusieurs années, à Bruay en Artois, un « petit juge » d’instruction s’étant permis d’inculper un notaire du coin, fut dessaisie de son instruction au prétexte « qu’il y a des choses qu’on ne fait pas à un notaire ». Et bien mes amis lecteurs, nous en sommes là semble-t-il avec la finance ! « il y a des choses qu’on ne fait pas à un banquier ! ». Cette attitude a conduit au fameux « zéro transparence, zéro contrôle, zéro sanction » cause de bien des maux aujourd’hui.

Où en sommes-nous ?

Nous devons surtout être attentifs au fait que la crise financière devient le cache-"s e x e" de la récession économique qui est déjà présente dans le monde occidental ; alors une vigilance s’impose au niveau du diagnostic et surtout apporter rapidement des réponses adaptées à la situation.

1 - La crise financière a deux aspects :

- Celui de la « solvabilité ». Les banques ont peur de prêter aussi bien aux individus consommateurs, qu’aux autres institutions financières elles-mêmes de crainte de ne pas être remboursées.

- Celui de « l’illiquidité ». Les Institutions financières préfèrent, aujourd’hui, placer leurs liquidités en bons de trésor, garantit par l’état et sans risque – parfois à taux d’intérêt avoisinant zéro – plutôt que de courir le moindre risque. Les banques ne font plus leur métier de préteurs, moins par manque de liquidité que par maîtrise des risques. D’ailleurs, la lecture quotidienne de la presse montre combien les banques centrales – américaines et européennes – injectent des milliards au quotidien dans le circuit.

2 – Se focaliser sur les seuls subprime accroit les risques de myopie.

Comme l’indique Martin Wolf (Le Monde 30 sepembre2008), si l’endettement des ménages américains – sur les quels se concentrent l’attention des spécialistes) est passé de 50% à 100% du PIB américain entre 1980 et 2007 ; l’endettement du secteur financier, lui, est passé de 21% à 116% du PIB américain sur la même période. Il s’agit bien d’une question d’entement mais surtout celui des institutions financières !

3 – Les actifs (dont l’immobilier) existent en contre partie des dettes
, mais ils sont à la fois sont « illiquides » et non évaluables (à la valeur de marché, comme préconisé par les règles comptables).
Toute la question se trouve là. La DETTE, entraîne la jolie formule « les prêteurs cessent de prêter et les endettés cessent de dépenser ». Cette situation contribue à la récession, puisque le monde occidental appuie essentiellement son développement sur la consommation.


Que faire ?: la stratégie Eurotunnel

Beaucoup d’entre vous s’en souviennent certainement. Le fabuleux projet que fût, à l’origine, la percée du tunnel sous la manche, non seulement dépassa, mais explosa les coûts prévisionnels initiaux. La société Eurotunnel s’endetta allégrement auprès des banques pour faire face aux surcoûts. Les actionnaires durent « remettre au pot » comme on dit. Les intérêts de la dette engloutirent les revenus dégagés par l’exploitation commerciale. Eurotunnel fût menacé de faillite – les gouvernements français et britanniques refusant tout concours à cet ouvrage collectif, mais privé (tiens donc !) Pour éviter la faillite, les dettes furent transformées en actions. Les actionnaires furent dilués, mais c’est le risque de l’actionnaire et il le sait. Eurotunnel engrange maintenant ses premiers profits.

Dans le contexte actuel de crise financière, c’est la même chose. Il convient de transformer les dettes des institutions financières en actions !

Cela aura, en outre, un effet « kiss cool ». Une partie des dettes étant détenues par les établissements financiers eux-mêmes, leurs actifs « illiquides » vont se transformer en action pour leurs partenaires et les dettes des autres vont fondre. Il n’y a plus de crise de solvabilité.
L’argent peut revenir dans le circuit ! Les Agences de notation peuvent revenir aux AAA. Rien n’empêche, par ailleurs, de procéder à une recapitalisation des institutions financières, si elle s’avère nécessaire. Mais on le voit, quand une banque ferme, une autre la rachète : pas de panique. A mon avis, pour qu’une sanction réelle ait lieu tout de même, et c’est la loi du marché, une partie des actions nouvelles ainsi crées pourraient être distribuées – pour un montant à définir- aux contribuables, comme ce fut le cas pour les privatisations, il y a quelques années. Ces derniers bénéficieraient ainsi du « retour à bonne fortune ».

Mais attention, cette seule solution est insuffisante.

- A une crise globale, la réponse doit-être globale. Une coordination occidentale est nécessaire. Il n’est d’ailleurs pas certain du tout que les 700 milliards que s’apprêtent à injecter les seuls américains s’avèrent suffisants, ni je le crains efficaces Ils retireront du marché des actifs toxiques, certes, mais ils n’ont plus de valeurs déjà et pour un bon moment. Ce ne sera une bonne affaire pour personne sauf pour les banquiers. Ils n’ont pas besoin de ça. Mais de plus, ne pas intégrer les pays émergents à cette coordination serait une erreur. ce serait une opportunité d’intégrer le FMI aux solutions.
- Les contrôles des risques doivent évidemment être revisités entièrement
- Les ventes à découvert doivent être prohibées, au-delà du seul secteur financier. Il est tout à fait naturel que des acteurs anticipant une baisse des actifs souhaitent se protéger. Il existe des produits financiers pour cela, sans « jouer » avec le support lui-même.
- Les futures nouvelles règles doivent supprimer la comptabilité à « la valeur de marché » qui conduit à une vision « court terme », préjudiciable à l’économie toute entière.
- Les Banques centrales, également, doivent cesser leurs interventions à très court terme. Il s’agit de passer de prêts au secteur financier « au jour le jour » ou à « 7 jours » à un horizon de « trois mois ». Il convient de laisser aux acteurs le temps de se redéployer.
- Les « parachutes dorés » doivent être contrôlés, la performance sur lesquels ils sont assis, doit se juger sur cinq ans minimum et non annuellement.
- Mais l’économie a besoin de symbole aussi. La tête de la BCE doit changer. Si cette dernière continue son désastreux chemin, il est à craindre que la crise financière réglée retrouve une Europe en récession, avec son cortège de chômage. Simplement parce que cette autorité indépendante a reçu une erreur de mission, et ne sait toujours pas qu’il n’y a pas de risque d’inflation. Les autorités indépendantes doivent être arbitres mais non décideurs en quoi que ce soit. Le malade serait alors mort guéri.

Daniel
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plongeon
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MessagePosté le: Lun Oct 06, 2008 10:27 am    Sujet du message: Répondre en citant

La bourse de Paris est en chute libre ce matin.
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MessagePosté le: Lun Oct 06, 2008 11:56 am    Sujet du message: Répondre en citant

Et en 1929 ? comment s'est comporté Monaco à cette date ?
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plongeon
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MessagePosté le: Lun Oct 06, 2008 5:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La bourse de Paris termine la journée avec une chute supérieure à -9% Rolling Eyes
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MessagePosté le: Lun Oct 06, 2008 8:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le mal est connu, un certain Maurice Allais (seul prix nobel d'économie français) nous donne quelques pistes :

- Refonte du systeme monétaire : La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul

- meilleure régulation du commerce mondial (createur de chomage dans nos contree)

La crise actuelle etait completement prévisible, ce qui est moins prévisible c'est l'impact sur le futur : la bonhomie et l'entetement de nos dirigeants risque fort de nous précipiter dans une crise monétaire sans précédent.
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Daniel
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MessagePosté le: Lun Oct 06, 2008 8:24 pm    Sujet du message: Méfiez-vous des régulateurs….du dimanche[/ Répondre en citant

Méfiez-vous des régulateurs….du dimanche




D’accord, c’était un samedi, mais tout de même ! D’ailleurs, la dérive politique avait commencé il y a une semaine.
Sauf que la lecture du Journal du Dimanche (JDD) est édifiante à double titre.

D’abord, l’effrayant titre lèche pied, dont on avait plus lu d’exemple, si odieux, depuis, … 1969 ; c’est dire. Le rédacteur en chef doit être content « oui, l’Europe a été bousculée ». Ce matin, on en voit les résultats sur les marchés financiers. Sartre a un concurrent. Je n’aime pas Sartre, malgré ses mots, mais au moins il restait dans son bocal.

Ensuite et surtout, il nous faut signaler ; si besoin est le paradoxe de la situation. Un sommet européen, nous sommes concernés évidemment, bla, bla, … La régulation était à l’ordre du jour !!!! enfin soi-disant. Les ouvriers de la onzième heure n’ont jamais causé que des dégâts et encore là ils ne savaient même pas ce qu’ils faisaient. J’ai entendu, en direct, Gulio Tremonti, le ministre des finances italiens de Silvio Berlusconi… prôner, tel la strass incompétente, « une économie sociale de marché ». Bon, il y avait déjà eu le grotesque discours de Toulon. Mais de là à en rajouter ?

Voici les résultats du sommets, sur le papier bien sur :

- tous les marchés seront contrôlés !

- les dirigeants fautifs seront sanctionnés et pour mardi svp !


- appel au G8 pour renforcer la finance mondiale. Bravo ils étaient seulement 4 européens, les moins vertueux, et non 27 et ils lancent des appels aux autres. Faut le faire !

- Toutes les banques seront soutenues, mais par qui bon sang ?

Et bien en plus, tous ces régulateurs de pacotille se sont auto dérégulés eux-mêmes :

- « les états peuvent s’affranchir de la rigueur européenne… »
et oui, ils ont jeté à la rivière les critères de Maastricht, fallait le faire et oser le dire ! Pourtant c’était la seule exigence de maîtrise et de régulation qui existait en Europe envers les états !
Comme toujours, l’enfer c’est les autres


Daniel
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plongeon
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MessagePosté le: Lun Oct 06, 2008 8:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Regardez bien la photo figurant dans cet article, agrandissez la en cliquant sur la photo :

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/eu-leaders-tear-up-rules-of-eurozone-952480.html

Silvio Berlusconi, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Gordon Brown et le président de la Commission Européenne Jose-Manuel Barroso ont l'air de bien rigoler de tout cela comme si de rien n'était...

Ils se soucient si peu de nous, cette bande de gangsters !!!
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Invité






MessagePosté le: Mar Oct 07, 2008 7:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

ce n'est pas qu'ils ne se soucient pas de nous, c'est une blague de Nicolas Sarkozy qui les fait rire :

N.S. : Vous allez voir la gueule des dirigents des paradis fiscaux en Europe, lorsquon va leur dire que les ressortissants Europens seront soumis l'impot sur le revenu peut importe où ils se trouvent !
;)
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Saint Exupery
Invité





MessagePosté le: Mar Oct 14, 2008 10:57 pm    Sujet du message: Opinion lue sur le net... Répondre en citant

http://www.tdg.ch/actu/economie/2008/10/14/depression-euphorie-bourse-tokyo-envole

Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c’est la panique à bord. Il n’est plus possible d’avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, web) sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés: c’est la crise, c’est la crise, c’est la crise!

Ça a l’air de franchement chier dans le ventilo, vu comme cela...

Sans rire, vous n’en avez pas marre de vous faire dicter vos actions et émotions par les mêmes guignols, ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, qu’un bon citoyen est un citoyen qui se vautre comme un goret dans la consommation à outrance et à crédit, s’il vous plaît, qu’il faut aimer les riches et les patrons, parce que ce sont eux les forces vives, eux qui créent la richesse, laquelle, si elle est assez abondante au sommet finira par ruisseler doucement jusqu’aux assoiffés parqués sous la table du banquet? Cette agitation à la limite du Tourette viral serait drôle si elle n’était aussi pathétique.

Mais, putain, c’est la crise!

À les écouter, on va tous se retrouver dans une galère pire que dans un roman qui aurait été écrit par Steinbeck, Dickens et Zola réunis. Il ne nous reste qu’une issue: les écouter, approuver leurs plans de relance et filer sans moufter le blé que nous avons épargné, mois après mois, année après année, péniblement, sur les maigres subsides qui nous tiennent lieu de salaires. Car ce sont les mêmes, qui se foutaient de la gueule des Cassandre qui prétendaient que les arbres de l’immobilier ne peuvent monter jusqu’au ciel, qui ramènent leur science aujourd’hui pour nous expliquer qu’ils nous l’avaient bien dit (même pas le courage de leurs erreurs et aveuglements, ces faisans!) et que, pour s’en sortir, il faut filer plein, plein de pognon à leurs petits copains qui se sont bien gavés, jusqu’à vidanger le système et nous précipiter dans... la récession.
Ouf, voilà, le gros mot est lâché.

C’est pire qu’une crise, ce qui nous arrive, c’est une putain de récession, avec des millions de chômeurs, des boîtes qui ferment partout, des cantines compassionnelles pour pauvres et des SDF plein les rues des villes... comme d’hab’, quoi!

Parce qu’en fait, la crise n’est pas le problème, elle est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. Le scénario est toujours le même: des mecs qui ont l’argent et qui avec veulent en gagner toujours plus, des montages financiers qui reposent sur du vent, l’emballement de la machine, le mythe de la croissance infinie dans un monde parfaitement fini, la prédation de tous contre tous, la montée des inégalités, le déferlement de la misère, encore plus de concentration de pouvoir et d’argent, le blanc-seing des politiques à cette curée hargneuse, la collaboration féroce des porte-flingues, des traîtres à leur classe, des sans-grade qui prennent les strapontins pour des marchepieds, des politicards qui vont à la soupe avec la même avidité qu’ils envoient leurs électeurs benêts à l’équarrissage et, au bout du compte et des mauvais calculs, le château de cartes s’effondre sur la piétaille pendant que les nantis organisent la faillite des nations pour se refaire avant le prochain tour de poker menteur.

Personnellement, je n’en ai rien à cirer de leur crise: je suis tombée dedans quand j’étais petite. Un soir, mon père est rentré du boulot avec une 4L. Il avait revendu, pour cause de crise du pétrole, la Commodore, la belle américaine morfale à la gigantesque banquette arrière où je m’allongeais pour les longs trajets.
Depuis ce moment-là, ça a toujours été la crise: éteindre la lumière en sortant d’une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l’école pour échapper au chômage galopant, collectionner les diplômes et les emplois de merde sous-payés, des loyers qui grimpent avec des revenus qui stagnent au mieux, toujours rogner, accepter le Smic comme plafond de verre et renoncer, petit à petit, à toujours plus de choses: les sorties, les restos, les loisirs, les journaux (ça, ça a été facile!), les fringues, les déplacements, les livres (ça, ça a été vraiment dur!), les soins, le chauffage... Là, il ne reste plus grand-chose à rogner en dehors de la bouffe et du logement, mais, même ce peu, ça fait encore envie aux charognards.

La récession guette les classes moyennes prévoyantes qui avaient placé leur éconocroques dans des PEA pour leur faire gicler au moins du 15% par an? Vont-ils devoir renoncer à la résidence tertiaire? Aux vacances d’entre saisons à Saint-Domingue (là où la vie des larbins est moins chère). Nous sommes des millions en face à nous être serrés la ceinture cran après cran, depuis des années, pour leur servir leur putain de 15 %, puis 20 %, puis 30 %... jamais assez et jamais envie de savoir d’où vient le fric. C’est bien connu, quand tu ne sais pas, tu n’es pas coupable, même pas complice. Suffit de regarder ailleurs, de prendre l’oseille et d’en profiter à fond les ballons, comme Louis, le gentil retraité que décrit François Ruffin dans son livre La Guerre des classes. Tout content d’avoir triplé sa mise en PEA en dix ans et refusant de voir le lien avec l’explosion des bas salaires, des temps partiels, du chômage, des Smicards. Pas voir, tout prendre.

L’économie Gillette

Bref, la crise, c’est la leur. La récession, c’est un petit coup de canif dans le bling-bling, c’est juste un nouvel écrémage de vainqueurs dans le petit lot de ceux qui pensaient avoir réussi à s’extraire au-dessus de la masse laborieuse et souffrante, c’est un réajustement de compteurs. Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L’argent ne s’est pas évaporé, ce sont les promesses de gains anticipés sur notre travail réel qui ont été réétalonnées, un temps, sur l’économie réelle. Parce qu’ils ne peuvent finalement pas nous prendre plus de fric que celui qu’ils consentent encore à nous lâcher, fort parcimonieusement, par ailleurs. C’est ça, la crise des subprimes. L’étonnement de voir que les pauvres payés au lance-pierre n’allaient pas pouvoir payer deux fois leur valeur des baraques qui coûtent déjà plus d’une vie de labeur.
C’est sûr, quelle surprise!

La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l’argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd’hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l’école, la recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois, 1 000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si cruellement défaut quand on en avait besoin pour honorer de simples engagements de l’État devant les citoyens? Ils hésitent: le livret A, le LEP... les petits bas de laine des gagne-petit. Plus une dette supplémentaire qu’il n’est plus subitement honteux de faire peser sur notre descendance. La dette pour les investissements humains, c’est mauvais. La dette pour nourrir l’ogre financier, c’est bien.

Le capitalisme, c’est comme les rasoirs Gillette: une première lame pour bien choper le pauvre et une seconde pour lui faire les poches. Puis une troisième, au cas où la seconde aurait oublié du pèze dans les coins inaccessibles. Et pourquoi pas une quatrième, pendant qu’on y est? Pour finir d’essorer le pauvre avant qu’il ne se rétracte. Directement dans le vif.

Tout ce qui compte, c’est de nous maintenir dans un état de panique permanent: le chômage, les talibans, la crise. Qu’on ait bien peur et que l’on soit prêt à suivre n’importe quel dogme, du moment qu’il sort de la bouche d’un homme providentiel. Pour que l’on soit dans l’urgence, pas dans la réflexion: vite, on est dans la merde, videz vos poches... heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin!). Il nous faut avoir peur de la misère noire qu’annonce la crise qui déferle. Cette crise qu’ils nous agitent sous le nez comme une muleta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c’est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boîtes noires commodément opaques des chambres de compensation, c’est le nôtre, que leur richesse, c’est notre pauvreté, qu’ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n’avons pas du tout besoin d’eux pour vivre mieux.

Parce que nous n’avons pas besoin d’eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu’eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.
Pas besoin d’eux pour construire autre chose, ici et maintenant.
Et les laisser dans leur merde.

Ce n’est pas une crise, c’est une révélation. Ce n’est pas le chaos, c’est la revanche du réel. Ce n’est pas la fin, mais peut-être bien le début.
Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite.

La vraie révolution, c’est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout.

C’est pour cela que l’âge de la critique se termine ici et que commence enfin l’âge de faire.
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Invité






MessagePosté le: Mer Oct 15, 2008 10:58 am    Sujet du message: AU SUJET DE LA CRISE Répondre en citant

Juste une info !

sur le site "rue89" il y a une petit film (50 mm) qui explique le fonctionnement de création de l'argent par les banques qui prétent de l'argent qu'elles ne détiennent pas c'est très interressant pour ce qui ont le temps !
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Obama
Invité





MessagePosté le: Jeu Oct 16, 2008 2:45 pm    Sujet du message: La crise financière ? Ce n'est pas fini Répondre en citant

Merci Saint Exupéry pour cet excellent article. Même si je ne suis pas forcément d'accord, c'est super bien écrit, et cela fait froid dans le dos quand même....
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Maitre-Ombre
Invité





MessagePosté le: Jeu Oct 16, 2008 8:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Saint Ex., j'aime le style et je suis d'accord avec vous.
Infortunément, à nous jouer le tour de la grenouille dans la marmite d'eau tiède qu'on chauffe doucement, on commence à atteindre la température critique.

Mais las, nous sommes comme des glands la bouche ouverte, à écouter les vérités de ceux qui ont réussi à nous faire croire que le bon sens n'était plus de mise. A faire confiance à des escrocs nous sommes bien mal là. La crise oui, mais surtout pour nous, lorsque les gros maigrissent les maigres meurent.

Dans tous les pays le schema se répète, même ici. Mais soyez rassuré on s'occupe de tout, il n'y a aucun risque, ici c'est du solide. Ca me rappelle il y a six mois lorsque je disais à qui voulait bien l'entendre :"ça sent le sapin dans la finance et on va trinquer velu". Mais J.C. Trichet disait "on ne craint rien, nous avons le bouclier de l'euro !". Joli bouclier comme nous pouvons voir aujourd'hui. Et maintenant ici on me dit, aucune inquiétude Monaco c'est du solide on craint dégun : on a l'immobilier le plus cher du monde et des banques remplies de cash et de lingots!

Ben ça serait bien, mais j'y crois pas plus que ça. L'islande a fait faillite, et c'était un modèle ! Basé sur quoi ? Je vous laisse le plaisir de le découvrir tout seul, et vous comprendrez qu'on fear pas dégun du tout.

D'ailleurs personne ne tique lorsque dans le journal local il y a 3 pages et plus d'annonces immo à vendre. C'est un signe de bonne santé ça mon ptit monsieur, vous n'y comprenez rien. Crois le que c'est un signe de bonne santé.

A ceux qui pensent que la crise sera tellement rapidement muselée, qu'ici on en verra pas la couleur, je prédit des lendemain qui chantent.
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Tout va toujour très bien
Invité





MessagePosté le: Ven Oct 17, 2008 11:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tout va toujours très bien à Monaco, s'est connu. Même le nuage de Tchernobyl a contourné la Principauté, s'est fou ça.

Je me marre encore plus en regardant le canal local "Monaco Infos", on dirait que toutes les nouvelles désagréables ont été enlevées, on vit vraiment dans un pays merveilleux et enchanté.
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tout va bien, ça coule !
Invité





MessagePosté le: Jeu Oct 23, 2008 4:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:

Le grand malaise de l'industrie monégasque

«Les salariés sont dans la rue, et les entreprises s'en vont...», explique Philippe Ortelli, président de la fédération patronale monégasque, pour résumer le marasme ambiant dans le secteur industriel local.


Après les récentes annonces de suppression de postes chez Sacome-Conti, puis chez Théramex (Groupe Merck) où 41 emplois sont menacés, et après la fermeture programmée de la société Biotherm-Sofamo (198 employés, Groupe L'Oréal), le patronat s'affole, et les salariés, inquiets, défilent dans les rues.

Les «L'Oréal» ont ainsi observé hier leur troisième mouvement de grève, suivi d'une manifestation.

Etrange crise en vérité puisque, côté employeurs, les carnets de commande sont pleins, et que, côté employés, les salaires sont plutôt attractifs, avec notamment un SMIC près de 30% plus élevé qu'en France.

Mais c'est justement cette particularité monégasque, que d'aucuns qualifieront de progrès social, qui rend le travailleur d'ici moins «concurrentiel» - le terrible mot est lâché - à l'échelle globale.

Le patronat de la principauté tire à boulets rouges sur «un contrat de travail excessivement cher pour les PME», tandis que les salariés défendent leurs acquis sociaux, ou, à tout le moins, le droit de rester travailler chez eux, où à côté de chez eux.

Si l'on y ajoute l'effet crise financière, qui pousse les grands groupes à opter pour des stratégies de rigueur draconienne, on peut présager, sans jouer les oiseaux de mauvais augure, des jours difficiles pour le secteur industriel monégasque.

Mais il est vrai qu'il manque en principauté, pour y installer les fameuses «ressources à haute valeur ajoutée intellectuelle», des milliers de mètres carrés de bureaux.

P H
Monaco-Matin

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