Deprecated: Function ereg() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 83

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 144

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 145

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 146

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 147

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 148

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 149

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 150

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 151

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 152

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 153

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 154

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 155

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 156

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 157

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 144

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 145

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 146

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 147

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 148

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 149

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 150

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 151

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 152

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 153

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 154

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 155

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 156

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 157

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 144

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 145

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 146

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 147

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 148

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 149

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 150

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 151

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 152

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 153

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 154

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 155

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 156

Deprecated: Function eregi() is deprecated in /home/www/boeri/new/mainfile.php on line 157
Forum de Monaco - Blog Daniel BOERI et actualite de Monaco
 
 
Bienvenue sur Forum de Monaco - Blog Daniel BOERI et actualite de Monaco
Recherche
Accueil · Mon Compte · Forums · FAQ
 
 

 
Catégories


 

 
NIM



 

 
Login

Surnom/Pseudo

Mot de passe

Vous n'avez pas encore de compte ?
Enregistrez vous !
En tant que membre enregistré, vous bénéficierez de privilèges tels que: changer le thème de l'interface, modifier la disposition des commentaires, signer vos interventions etc.

 

 
Qui est en ligne ?

Il y a pour le moment 82 invité(s) et 0 membre(s) en ligne.

Vous êtes un visiteur anonyme. Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en cliquant ici.

 

 
Sondage / Vote

Êtes-vous d’accord pour l’interdiction du commerce du thon rouge ?

Oui
Non



Résultats
Sondages

Votes: 1120
Commentaires: 1084

 

 
 
   RechercherRechercher   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Crise financière (suite): Surveiller les banquiers et la BCE

 
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    www.danielboeri.com Index du Forum -> Edito du 20 octobre - Crise financière (suite) : Surveiller les banquiers et la BCE !
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Daniel
Site Admin


Inscrit le: Oct 09, 2007
Messages: 310
Localisation: Monaco

MessagePosté le: Mar Oct 21, 2008 10:14 pm    Sujet du message: Crise financière (suite): Surveiller les banquiers et la BCE Répondre en citant

Crise financière (suite) : Surveiller les banquiers et la BCE !



Le plan d’action pour sauver la planète finance se met progressivement en place. La solution est venue de l’énigmatique premier ministre britannique Gordon Brown. Il faut l’en remercier. Loin du tapage médiatique, des effets de manche et de la lèche de quelques journalistes de cours, on peut dire qu’il a largement contribué à sauver la finance globale.
Je ne suis pas d’accord avec l’expression de The Economist selon laquelle on peut dire n’importe quoi à propos de Gordon Brown, car on a toujours raison, que l’on soit pour ou que l’on soit contre ! Avec un flegme tout britannique il a apporté une réelle solution à l’Europe et aux Etats-Unis. Souvenez-vous du premier « sommet européen à quatre », où tout failli capoter et faire trépasser les bourses mondiales.
La huitième île du monde donna la leçon aux économies américaines et européennes en dépit de la différence de taille. Ce plan fut appliqué – en 5 jours, il faut, là aussi, le souligner – en Angleterre.

Cela dit, que vont faire les banquiers de cette manne inespérée ? Nous en sommes aujourd’hui, et les comptes ne sont pas figés, à 2.672 milliards €(!) entre les garanties et les injections de liquidités : une paille. Encore, ce décompte ne prend –t-il pas en compte les injections des précédents plans.
Incidemment, il est important de savoir d’où vient cet argent frais ? Tout simplement des investisseurs – fonds de pension (et oui, pour les malins), des banques centrales, des caisses de retraites, etc. Ce qui montre que les liquidités existent. Sauf que les préteurs veulent une garantie de l’état. Cela confirme qu’il ne s’agit pas, paradoxalement, d’une crise de liquidité, mais surtout de solvabilité.

Et bien, je vous le dis tout net, à ce jour les banquiers ont gardés et pour cause ces miraculeux flux financiers (la totalité n’est pas encore utilisée) pour eux et rien n’a été transféré dans l’économie réelle !

Certes, il s’agit de sauver les banques en priorité ; voilà nos banquiers en mesure de présenter de corrects ratios prudentiels. Mais si l’incendie, du aux spéculations malheureuses et produits financiers sophistiqués, est en apparence éteint, l’objectif du plan est surtout de permettre aux banques de refaire leur métier ; c'est-à-contribuer, grâce au crédit, à faire fonctionner l’économie réelle ! Du moins c’est ce qu’il ressort des aimables contorsions politiciennes.
Quid du crédit aux entreprises ?
Quid du crédit aux consommateurs ?

Rien n’a changé depuis le début de la crise et c’est flagrant en Europe. Les banques sont d’ailleurs accompagnées dans leur comportement par l’aveuglement monstrueux du président de la BCE qui, sur LCI ce dimanche encore, s’auto glorifiait de sa politique de lutte contre l’inflation.
Pourtant, le nez sur le pare-brise, depuis deux ans, il n’a pas vu le gonflement artificiel de la demande et donc des prix des matières premières. Il ne voit toujours pas que ces même prix ont baissé de moitié ! Il continue de discourir sur l’inflation et non sur la nécessaire croissance. Quand, pris de cours et cela arrivera vite, il va consentir à abaisser les taux, il risque de créer une nouvelle panique de défiance !

Le résultat est pourtant clair et limpide. Le taux interbancaire – Euribor - est ce matin à 5% en Euros, pendant que le Libor, à Londres, est lui à 4,0587 %. Ce point d’écart est énorme – 20% - pour le coût du financement.
Par ailleurs, les banques doivent faire une marge ce qui est normal. Nous voici donc avec des taux d’intérêt abusivement élevés qui freinent le redémarrage de l’économie. Il n’est pas nécessaire de faire de la relance keynésienne, l’économie marchera toute seule avec la baisse des taux et un accompagnement des acteurs financiers.

Les banques, en plus, ont peur maintenant ; un risque malheureux et c’est une tête qui tombe ! Voilà donc nos banquiers, suspicieux par nature, devenus avares en crédits. «Zéro risque», semble être devenu la nouvelle devise ! Dés lors, la priorité est donnée au maintien de leurs ratios prudentiels au détriment de l’économie.

De plus, cette intransigeance coupable conduit les emprunteurs, qui auront réussis à montrer pate blanche aux banquiers, d’exiger de leurs capitaux un rendement plus élevé, pour fiancer leur emprunt. Chacun sait que cette course à le rentabilité crée des risques nouveaux. Justement les risques que l’on prétend combattre !

Pour sortir de cet engrenage fatal – restriction de crédit et coût du crédit élevé – les banques doivent éclaircir leur bilan et ce ne sont pas les recapitalisations étatiques, provisoires, qui changent leur donne. Si celles-ci donnent de la liquidité elles ne changent pas au fond la solvabilité.

Je me répète, la solvabilité passera par la transformation les dettes des banques en actions !

Non seulement cette pratique règle la question de la solvabilité, mais surtout elle transforme le portefeuille d’actifs des partenaires financiers. Cela permet une redistribution, réelle, des cartes de la planète finance et de sanctionner non pas des hommes mais le système.

Daniel
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessagePosté le: Mer Oct 22, 2008 10:01 am    Sujet du message: Re: Crise financière (suite): Surveiller les banquiers et la Répondre en citant

Daniel a écrit:

Crise financière (suite) : Surveiller les banquiers et la BCE !



Je me répète, la solvabilité passera par la transformation les dettes des banques en actions !

Daniel


Il existe des methodes certes plus complexes, mais qui ont l'avantage de ne pas diluer l'actionnariat dans un contexte économique de liquidités tel que vous le relevez, grace auquel des fonds souverains pourraient s'accaparer de l'économie européenne.

Ce que l'on fera plus exactement c'est une opération connue aux états unis sous le nom de "in substance defeasance".

Un patrimoine de garantie est affecté à une société (le véhicule de garantie) par la banque en difficulté (immeubles de son siège social ou de ses succursales, actions, liquidités, participations à échoir ...)

Cette société émet des obligations qui seront souscrites par l'Etat ou autres investisseurs.

Dans l'hypothèse où les revenus de ce patrimoine (revenus immédiats ou issus de sa valorisation) ne suffisent pas au remboursement de la dette obligataire, les actifs sont cédés pour faire face aux engagements.

Le mécanisme financier prévoit également des clauses de renégociation en cas de difficultés ultérieures.

C'est par ce biais que le Crédit Lyonnais et le Comptoir des Entrepreneurs ont été sauvés de la faillite lors de la crise de l'immobilier des années 90.
Revenir en haut
Daniel
Site Admin


Inscrit le: Oct 09, 2007
Messages: 310
Localisation: Monaco

MessagePosté le: Mer Oct 22, 2008 11:04 pm    Sujet du message: Re: Crise financière (suite): Surveiller les banquiers et la Répondre en citant

Invité a écrit:


Il existe des methodes certes plus complexes, mais qui ont l'avantage de ne pas diluer l'actionnariat dans un contexte économique de liquidités tel que vous le relevez, grace auquel des fonds souverains pourraient s'accaparer de l'économie européenne.




REPONSE A UNE CONTRIBUTION A L EDITO DU 20 10 2008


D’abord, merci pour votre contribution, la defeasance est en effet une belle piste pour améliorer la solvabilité des institutions financières surendettées. Cette méthode a été appliquée également, avec succès, dans les années 90, en Suède entre autres.

Seulement voilà, en ces temps si perturbés, que certains en sont à vouloir « refondre le capitalisme » ; pas moins, bigre ! Il convient de raison garder. Et encore faut-il, auparavant, laisser ce dernier fonctionner correctement et dans toutes ces acceptions.

Oui, la transformation des dettes en actions provoque instantanément un dilution des actionnaires. Dans ce cas, ces derniers payent les dégâts causés par leurs entreprises. Cela me paraît, tout simplement, logique ; c’est la règle du capitalisme. L’actionnaire court des risques en investissant dans des entreprises ; ici des banques et institutions financières. Pour ce risque, il est rémunéré par des dividendes et les éventuelles plus values des actions. Vous voyez, nous sommes à la base même du système. Je rajouterai que par son vote en assemblée générale, il a son mot à dire et même celui de renverser le management et sa politique. Je vous l’accorde bien volontiers, la veuve de Carpentras n’influence pas vraiment les assemblées. Reste que cela est possible.

Ceux qui me lisent et commencent à me connaître le savent déjà sans doute, je me considère comme un vrai libéral. Votre propos est l’occasion pour moi de préciser le point de vue. La défeasance cherche à protéger l’actionnaire soit. Mais alors, par quel tour de « passe passe » ne protègerait-on pas également les salariés ? Les licenciements pour les uns et les aides pour les autres ! Voilà de quoi donner un sale coup au capitalisme.

Le capitalisme, je m’en excuse, n’introduit pas deux poids et deux mesures. Tous les partenaires sont dans la même galère. Certes, la mise sous tension des actionnaires est peu fréquente, mais ce n’est pas une raison pour qu’ils soient les seuls protégés. Surtout quand les salariés ont déjà payé leur tribut, le chômage est là pour le montrer.

Voilà pourquoi, bien que la defeasance soit une bonne pratique, je préfère que les dettes soient converties en actions, quitte à faire payer les actionnaires, par la dilution. Et si ce sont des fonds souverains qui arrivent, c’est le lot de la mondialisation me semble t-il ; il ne faut pas en avoir peur.

Daniel
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur
Daniel
Site Admin


Inscrit le: Oct 09, 2007
Messages: 310
Localisation: Monaco

MessagePosté le: Jeu Oct 23, 2008 7:38 am    Sujet du message: [b]Flash Spécial : Complément à L’EDITO du 20 Octobre 2008[/ Répondre en citant

Excusez-moi de revenir si vite sur le dernier édito, mais les affaires financières s’accélèrent ; tout se passe sous nos yeux, en direct.

Il y a une dizaine de jours, cela paraît déjà très loin, juste avant le plan de refinancement du secteur financier de 360 milliards€, l’état français avait débloqué 22 milliards€ pour financer les crédits aux PME, qui en ont tant besoin. Il s’agit de financer l’économie réelle. Dés samedi, il était clair, cependant, que cette somme avait servi à améliorer la trésorerie des banques et pas celles des PME ! Surpris, semble-t-il, ils veullent donner le mode d'emploi cet après midi, c'est tout dire.

Or, voilà que le mardi suivant – avant hier – 10,5 milliards€ sont à nouveau injectés dans les principales banques françaises ! Le ministre des finances précisant même à l’Assemblée qu’elle donnerait chaque trimestre un compte rendu, « à l’euro prés » sur l’utilisation de ces fonds. Tant mieux, mais est-ce crédible ?
Si rien n’est, réellement, fait pour la croissance, nous parlerons bientôt plus de récession mais de dépression.

Cette situation m’amène à trois observations. Je crains que, malheureusement, très vite il ne faille en faire d’autres.

1 – Jusqu’où va—on aller ? Somme nous devant un puit sans fonds ? Tous les jours une nouvelle information amplifie, dans le mauvais sens, la situation. L’argent stationne dans les banques et ne va pas dans l’économie

2 – On croit rêver ! Le taux retenu par le gouvernement pour accorder ces nouveaux crédits est supérieur de 400 points de base (4%), au taux du marché ! Voilà de la bonne conscience chèrement payée ! L’état français, serait-il honteux, se vante, déjà, de ramener, 400 millions € de produits financiers dans ses caisses ! Le voilà qui spécule à son tour ! Mais cela porte à 8% de coût d’achat de ces crédits pour les banques – mieux que la BCE, c’est tout dire. Alors comme les banques, c’est normal, vont prendre leur marge opérationnelle, on peut s’attendre à voir le coût du crédit flirter avec les 10/12% (Quand ce ne sera pas comme c’est déjà le cas pour les consommateurs à 18%) ! Où va –t-on ?

Cela va amener les entreprises emprunteuses à prendre des risques encore plus grands pour couvrir leurs frais financiers de leurs crédits et gagner leur vie, aussi. C’est une première étape avant de faire payer le contribuable.

3 – Ils veulent « refondre le capitalisme », alors qu’ils n’arrivent pas à voir l’horizon à une semaine ! Accrochez vous amis lecteurs, il va y avoir du tangage en perspective.
D’ailleurs les gesticulations recommencent ; il faut donner des jeux au bon peuple. Les voilà cassant de nouveaux l’Europe, sur la piste des paradis fiscaux, plutôt que de s’occuper leurs propres enfers fiscaux. Coopération ont-ils dits ? Tout le monde risque de trinquer, même ceux qui n’ont rien. Les marchés financiers on déjà répondu.


Daniel
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur
Invité






MessagePosté le: Jeu Oct 23, 2008 10:55 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Daniel,

Je suis l'auteur du post sur le in substance defeasance.

Je ne partage pas votre avis sur les fonds souverains depuis que ceux-ci recourent à l'effet de levier, compte tenu des investissements géostratégiques auxquels certains d'entre eux se livrent et en raison de certains investissements observés qui ne sont pas sur l'habituel long terme.

La globalisation de l'économie, dont je suis - comme vous - un fervent défenseur, implique aussi que certaines entreprises étrangères peuvent porter un intérêt pour une entreprise dans un but différent de celui que cette cible poursuit, par exemple lorsque celle-ci détient des marques ou brevets ou tout autre procédé de fabrication utile de l’autre côté du monde.

A Monaco, nul monégasque ne songerait par exemple à transformer la SBM en société de construction-vente afin de réaliser ses actifs immobiliers, alors que ce serait pourtant une des plus belles opportunités au monde ! Songez au cours de l'action, au parc immobilier et au prix au m²...

Un qatari pourrait cependant même envisager de démonter les salles du _ pour les reconstruire dans un nouveau bâtiment sur le site de la Crémaillère (pardonnez-moi si j'éffleure là un sujet à part entière).

Il existe actuellement une tendance à la prudence face à ces fonds, que les allemands ont été les premiers à concrétiser par une loi du 20 août 2008, venue renforcer les modalités d'investissements étrangers sur son territoire.

En France, le sénat s'intéresse actuellement à la question (cf rapport 300-36 du 15 mai 2008). Monaco pourrait devenir la passoire de l’Europe sur ce point. Mais les responsables locaux ne l’ont pas encore vu et il ne risquent pas de le voir puisqu'ils ont horreur, semble t-il, du travail d'équipe.

La globalisation progressive de l’économie, ainsi que l’intégration dans la société internationale de pays ayant une culture diverse de la nôtre m’amène par ailleurs à penser que la règle fondatrice du capitalisme « laisser jouer » que vous défendez ne peut dicter actuellement le comportement des états, sans qu’il soit envisagé des mesures de « garde-fou », quelque soit le désir des individus d’adopter une riposte « pugnitive » à l’arrogance dont les banquiers ont fait preuve ces 15 dernières années.

A titre d’exemple de la diversité culturelle à laquelle je me réfère, alors que les états européens jouent encore les suiveurs d’une politique étrangère américaine fondée sur le respect de percepts moraux, se bornant à y adhérer ou à la critiquer, la Chine se distingue par des positions pragmatiques qui sont plus facilement acceptées par leurs interlocuteurs car respectueuses en apparence des cultures (politique étrangère de la Chine en Afrique).

La globalisation de l’économie en est à ses balbutiements.

La seule chose que l’on sait pour l’heure c’est que l’on n’est plus en mesure de contrôler les réactions en chaîne.

Comme vous le soulignez dans cet autre post, le coût de l’argent va changer, et la valeur des monnaies va suivre…

Plus grave, et sans sombrer dans l’alter mondialisme, les problèmes de nourriture à grande échelle, révélés cet année par le FMI pourraient toucher sérieusement la population mondiale y compris l'Europe.

Il convient que notre vieux continent se connaisse pour apprendre à être indépendant, en achetant des pantoufles à la Chine, de la viande en Argentine ou encore des mangues au Pérou, mais en évitant de recourir aux volailles ou surgelés chinois, au poisson africain ou encore aux logiciels microsoft.
Revenir en haut
Invité






MessagePosté le: Ven Oct 24, 2008 7:55 am    Sujet du message: Globalisation Répondre en citant

C'est justement grace à la globalisation (mondialisation) sans regles, que l'on arrive à la catastrophe actuelle. Je parle de catastrophe parce que c'est réellement ce qui est en train de se mettre en place.

Sans efforts vigoureux de la part des gouvernements du G8, pour sauver " l'homme de la rue" on va droit au carton.

N'oubliez pas que la crise de 1929 est à la base une crise monétaire, que le protectionnisme n'a été qu'une des conséquences de la crise, mais certainement pas la cause. Les mouvement massif de capitaux vers l'angleterre, et les pratiques de trading à crédit on fait imploser le systeme d'alors.

Le modèle n'est pas bon actuellement, vouloir mettre en concurence les pays occidentaux avec les pays asiatiques, est une véritable ineptie. Nous parler de libre échangisme là où il y a manifestement dumping est une hérésie.

A vouloir toujours apauvrir la classe moyenne, au nom de la rentabilité de la concurence et de la croissance exponentielle éternelle, ils ont reussi à casser véritablement et certainement durablement le systeme : la masse des consomateurs se trouve dans la classe moyenne.

Je sais qu'une grande partie de l'élite bien pensante jugerons mes propos ineptes, criant au gauchiste inconscient et obscurantiste. La seule chose c'est que la crise actuelle, qui vient à peine de commencer, a été initiée grace à des gens bardés de diplomes et de théories, dédaignant les gens comme moi qui depuis des mois mettent en garde contre le risque évident de recession, nous faisant passer pour des guignols alarmistes et fin du mondiste.

Pourtant des économistes de grand renom, ont aussi tiré la sonnette d'alarme, mais tous le monde à fait la sourde oreille, car leur analyse va à l'encontre de la pensée unique actuelle, qui prône contre toute logique un mondialisme sans contrainte et un libre échangisme sans aucune entrave.

Monaco à énormément à perdre dans la crise qui va sans doute se dérouler, notre richesse dépend uniquement de notre fiscalité avantageuse vis à vis des autres pays, qui sont en train de revoir la donne actuellement.
Revenir en haut
Ironie
Invité





MessagePosté le: Jeu Aoû 18, 2011 1:31 pm    Sujet du message: Rôle de la BCE et des marchés financiers Répondre en citant

Etats appauvris et fragilisés,rentiers condamnés au dépérissement


La BCE est au service des opérateurs bancaires privés.L'endettement des Etats est donc une véritable aubaine pour ces marchés financiers.L'actuelle crise est désastreuse pour les populations tandis qu'elle est une opportunité fort lucrative pour les banques.Les intérêts des populations sont sacrifiés sur ceux de ces fameux marchés financiers qui ont le monopole-ou presque-de la création monétaire.Monopole qui est extrèmement avantageux puisque ces opérateurs bancaires ne créent de la monnaie(sous la forme de crédits) que si cela leur rapporte beaucoup d'argent.Véritable jeu de dupes lorsque l'on regarde de près les conditions de cette création monétaire.Car le coeur de la crise se trouve là.Les Etats n'ont plus le monopole de la création monétaire.Pire ils n'en créent plus ou presque.Si bien que les agents économiques-les « marchés financiers » c'est-à-dire essentiellement les banques-qui disposent de cette prérogative délaissée par les Etats au nom de l'eurolibéralisme en profitent et en abusent.Ils en abusent au point d'avoir mis sous leur coupe les Etats eux-mêmes.C'est le point de non retour qui est ici atteint.Les Etats ont été condamnés à subir le « diktat » des agents de la finance.Des centaines de milliers de milliards sont entrés dans une danse étourdissante,passant d'un fond à un autre,d'une caisse à une autre sans que tout cela n'ait de dimension vraiment réelle.Enfin si,le concret c'est l'appauvrissement accéléré des populations,c'est la perte d'indépendance des Etats « souverains »,c'est le marasme économique pour plusieurs décennies dans l'ensemble du monde dit développé(Japon compris).Ces opérateurs financiers gagnent énormément d’argent et se paient le luxe de faire faillite.Maintenant ils se paient le luxe d’acculer à la faillite les Etats qui sont pourtant leurs principaux créanciers.Les Etats ponctionnent leurs propres ressources-via les populations-pour leur permettre de réaliser de très importants profits.Les Etats eux-mêmes sont désormais dans une zone de turbulence car leurs dettes peuvent certes être échelonnées sur plusieurs siècles mais au prix d’une telle baisse de niveau de vie de leurs populations que cela est à la limite du supportable.La bonne gestion de ces mêmes Etats est évidemment mise en péril car la « politique » de la réduction systématique de la dépense publique n’est pas viable à long terme.Or il est bien question de LONG terme ici.Les marchés financiers vont finir par tuer la poule aux œufs d’or,c’est-à-dire les Etats.

La dette est consubstantielle au « libéralisme »(pas franchement libéral en réalité)économique.Sans dettes il ne peut pas vivre et survivre.L’ironie de l’histoire est que la dette va sonner le glas de cette monumentale escroquerie qu’est le néolibéralisme.Le régime de la rente(sous ses diverses formes à commencer par le loyer de l’argent bien sûr)soustend la dette et il est la matrice du néolibéralisme.La rente enrichit essentiellement des nuisibles,condamne le travail à n’être plus qu’une forme d’esclavage et fait des valeurs humaines forgées depuis des siècles voire des millénaires de simples accessoires décoratifs.Mais le néolibéralisme semble pris à son propres piège-ce qui ne manque pas de sel-en ce qu’il est en train de dépérir de ce qu’il a très largement contribué à créer à savoir la dette.Sous des montagnes de dettes les sociétés d’une grande partie du monde peinent désormais à se développer,entrent dans une phase historique qui est placée sous le signe du mal développement voire du sous-développement :troubles sociaux,émeutes urbaines,conflits du travail à répétition,abandon de pans entiers de l’économie et des missions de services publics,explosion des inégalités sociales,crise de légitimité des pouvoirs politiques,désaffection des urnes,généralisation de l’incivisme.Le temps des désordres récurrents et « inexplicables » est arrivé.Austérité à perpétuité pour le plus grand nombre et fort accroissement des revenus pour une mince couche de la population rentière tel est le sens profond de l’équité néolibérale.Des Etats étranglés par des dettes destinées à enrichir des nuisibles perdent peu à peu leur légitimité,sont fragilisés au point qu’ils n’incarnent plus le pouvoir.Quant aux grands bénéficiaires du néolibéralisme il semble bien-en dépit des centaines et des centaines de milliers de milliards qui leur ont été versés-qu’ils se soient condamnés à leur propre dépérissement.
Laughing
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    www.danielboeri.com Index du Forum -> Edito du 20 octobre - Crise financière (suite) : Surveiller les banquiers et la BCE ! Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous pouvez poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum

Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
 
 

Forums ©