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<title>Culture et confiture des musées et pièces de théâtre des grandes villes</title>
<link>http://www.danielboeri.com</link>
<description>Retrouvez les critiques des sorties théâtrales et des musées parisiens ou d'autres grandes villes comme Monaco, Vienne ou New Delhi. Présentation des expositions ou des pièces de théâtre à la mode.</description>
<language>fr-fr</language>

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<title>Questionnaire sur lancement d'un nouveau produit à Monaco</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=7386&amp;t=1047#7386</link>
<description>Ca sent le flicage ce questionnaire lol

mais sinon pourquoi continuer à poser la même question, tout a été dit ici :
[quote:b4a7bdc9fc="Invité"]Alors je vous arrête de suite, parce qu'ici à Monaco, la mentalité est très spéciale...

Si vous faites une boisson sans alcool, il faudra qu'elle puisse se mélanger à de l'alcool, sinon c'est pas la peine.

Ensuite le prix, à Monaco plus c'est cher et plus ça fait genre et bien. Les patrons de bars se frottent déjà les mains.
Mais pas forcément ailleurs, car si vous allez à Nice la mentalité est différente.

La qualité Bio, à Monaco on ne s'en préoccupe pas.

Le sucre, mélangé à l'alcool, augmente le taux d'alcool.
Il faut une boisson qui excite, car la plupart des minettes et kékés cherchent des sensations. Boire du petit lait et une boisson de dégustation, ça n'intéresse pas à Monaco.[/quote:b4a7bdc9fc]

Je rajouterai, une boisson enivrante avec moins d'alcool, c'est possible ?
avec un substitut de cocaïne ?
Toutes les chiennes du soir ont envie d'avoir leur paroi vaginales qui suintes, il faut une boisson aphrodisiaque, que toutes ces chiennes prennent leur pied dans les chiottes des bars à putes.</description>

	 </item>

<item>
<title>&quot;GRAFFITI ISSUE&quot;- L’art dans la Cité  ou  L’art au</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=6642&amp;t=980#6642</link>
<description>[size=16:9b25d067ab]L’art dans la Cité  ou  L’art au présent !

LA CITE, tant comme symbole que réalité, se présente comme un champ de batailles et de contradictions ; un terrain  formé de  paradoxes, … 
Alors que l’on cherche le vivre ensemble, tout s’oppose et  vit en même temps. La Cité  c’est simultanément construction et destruction, rencontres et  « métro, boulot, dodo », circulation et embouteillages, foule et anonymat, concentration et espace, …
Les hommes ont interprété la Cité, … ils ont philosophé. Tout en laissant ce constat, « la journée est bien entamée, la Cité se déploie sous les yeux d’hommes et de femmes épouvantés par le spectacle de ses saccages », …
Cela aurait pu être une invitation à la contemplation, au contraire, c’est une invitation à une « positive attitude », mêlée d’un esprit de rébellion. Louis Althusser disait, à propos de la philosophie : dans l’expression « faire de la philosophie » ; l’important ce n’est pas la philosophie, l’important c’est faire ». De même, dans « L’art dans la Cité, l’important ce n’est pas l’art, l’important c’est la Cité »
C’est  aussi le temps de la transformer, d’agir, … Bernard Henri Levy nous invite à « tordre le cou à l’idée que pour se lever,  l’art doive attendre, que le jour soit couché, qu’il ait déversé ses évènements et que la nuit soit tombée sur le monde !!! »
L’art bondit dans ce champ de bataille, s’interpose dans la mêlée et s’invite à ce qu’on pourrait appeler, la conversation ,« pour lécher les plaies ainsi formées par toutes ces batailles»

L’art n’empêche pas les batailles, ne les arrête pas, mais, … c’est comme « un cours d’eau qui donne à boire aux assoiffés et permet de débusquer les serpents ». Il atténue un peu la sauvagerie, la rend moins mauvaise, moins irréparable….
De fait, l’art répare, il fait en sorte que la Cité reste habitable. Il ne reste plus enfermé, il n’y a plus qu’une seule et unilatérale voie pour rencontrer l’art
Nous vivons un nouveau  paradoxe ; l’art c’est la vie, c’est un itinéraire, une culture….et on l’encadre, le ferme et l’idolâtre….. 
Or, il existe une autre manière de s’exposer, de créer, de dire …. Soudain, les hommes ne sont plus tenus d’aller exclusivement à l’art ; c’est l’art qui  va vers eux dans la Cité. Le graffiti occupe l’espace laissé libre.

L’histoire de la naissance des graffitis de New York retrace cet itinéraire. Au début des années 70, « le Bronx, c’est encore un peu la campagne». New York vit une crise financière forte, la Ville est au bord d la faillite, des immeubles sont abandonnés, trafic de drogue, criminalité en hausse, multiplication des affichettes « ici, pas de radio » que les automobilistes coinçaient dans leur portière,…. comme un vaccin.
En même temps le contexte « bouge » fortement : liberté sexuelle, mouvement de libération de la femme, les minorités affichent leur identité,…
L’art se porte très bien. Avec le Pop Art, la hiérarchie artistique  est remise en cause,….

Le Tag apparaît sous un aspect radical. S’il est pour beaucoup un acte transgressif, le philosophe Michel Serres voit dans ce mouvement des aspects positifs et affirme que « salir, c’est s’approprier »
Si le Tag fait peur aux braves gens il devient, au contraire, un signe d’appartenance à la Cité.
Le graffiti a un impact d’autant plus fort plus fort que les graffeurs « s’attaquent » aux rames du métro …..Ils dénichent les clefs des métros….
C’est le plus sûr moyen d’aller vers les gens ; les rames passent de station en station.
Dans un premier temps, seul l’intérieur des rames est taggés : comme un langage intérieur une communication entre taggeurs et voyageurs. Puis, c’est l’extérieur des rames qui sert de support et aussi devient plus élaboré.
Deux comportements se mélangent pour conserver les tags initiaux sans les recouvrir ; la crainte des taggeurs « recouverts » … d’autant que certains d’entre eux sont armés et le respect pour l’œuvre créée…

Puis, le grand buff, le grand nettoyage, entrepris par la municipalité de New York  déclenche un nouveau mouvement. « L’éphémère », pour les graffeurs et moins de retenue pour graffer sur les autres (Cross out) et la répression (les parents, la police et même les gangs) ; il faut faire plus attention. 

En même temps « le graffiti devient plus scientifique », plus élaboré.

Certains graffeurs recherchent l’exploit et réalisent des performances ; ils vont graffer dans des endroits très spécifiques, inattendus ou inaccessibles : comme il y a peu sur le Christ de Rio de Janeiro. C’est une nouvelle manière de « reprendre les clefs » 

Les Nouveaux métros donnent toute leur place à l’art ; que ce soit à Moscou, Bacou, Stockholm, Rio, ou même New York.

Avec le Graffiti, l’art dans la Cité prend toutes ses dimensions « artistiques » !!

L’ENTREPÔT, avec « Graffiti Issue » et le talent de 27 graffeurs, a l’ambition de faciliter l’appropriation des nouvelles œuvres du temps présent

Daniel

Exposition &quot;GRAFFITI ISSUE&quot; 
Du 13 septembre au 4 octobre 2011
L'Entrepôt Monaco</description>

	 </item>

<item>
<title>L’ENTREPÔT Monaco - Du Pop au Street Art -</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=5836&amp;t=919#5836</link>
<description>
Du 12 Juillet au 31 Août 2011


Cet été, trois artistes prennent en otage les murs de la galerie L’Entrepôt...
 
Avec cette nouvelle exposition, Andrea Clanetti Santarossa - Italie, vous font découvrir leur univers 
directement inspiré de l’art du graffiti. 
Utilisant les symboles populaires comme les personnages de la bande dessinée et les techniques du street-art, nos quatre artistes traversent continuellement les frontières de ses deux mouvements artistiques.
Noir et blanc, couleurs, acrylique, coups de pastels, encre, bombe, les techniques se mélangent sur la toile avec agilité et intensité.
Quatre artistes, quatre personnalités dialoguent à travers leurs créations.
  
 
Des performances seront également réalisées en direct à la galerie pendant l'exposition.
</description>

	 </item>

<item>
<title>«MELANGE» - exposition collective -  du 14 juin au 6 juillet</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=5599&amp;t=901#5599</link>
<description>  - exposition collective -

Du 14 juin au 6 juillet 2011 - Galerie L'ENTREPOT
Vernissage le jeudi 16 juin à partir de 19h



Avec MELANGE - exposition collective - Daniel Boeri et la galerie L'Entrepôt présentent un véritable catalogue des expositions passées, un éventail d'artistes aussi talentueux que différents.

Ainsi franchie la porte/sculpture de L'Entrepôt, vous pourrez découvrir de nombreux artistes de Monaco comme des quatre coins du monde ( Ukraine, Corée, Allemagne, Roumanie, Italie... ).

Influences, styles, couleurs et formes se mélangent à merveille au coeur de la galerie où chacun trouve sa place et invite les spectateurs à pénétrer dans des univers étranges, surprenants, parfois poétiques, souvent colorés mais surtout captivants par leurs multiples inspirations.

De nombreuses techniques sont présentées : peinture, photographie, sculpture etc. Des hyènes côtoient une geisha, la bande dessinée se fait voisine de formes abstraites, le corps s'oppose au soleil couchant et Lénine pose à côté d'une Joconde peu commune. Entre autres ! Pas moins de 21 artistes sont représentés avec plus d'une quarantaine de pièces. 

Les artistes exposés sont :

David Gabriel Kavafy
Benjamin SPaRK
Lothar Guderian
Mr OneTeas
Thomas Berra
Virginie Soubeiroux
Ionel Talpazan
Caroline Bergonzi
Maxime Peregrini
Thomas Modschiedler
ELFO
Jean-Pierre Fernandez
MonsieurMadame Di Chiappari
Mister Degri
Boris Yegiazaryan
Iena CRUZ
REP
Costea de la Reghin
Park Dong-Soo
Stéphane Willard
Andrea Clanetti Santarossa


Bonne visite !

Daniel</description>

	 </item>

<item>
<title>Implosion Explosion ! Du 16 au 31 mai - L'Entrepôt Monaco</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=5285&amp;t=866#5285</link>
<description>

Du 16 au 31 mai - L'Entrepôt Monaco 
Thomas Modschielder



	Thomas Modschiedler est artiste peintre depuis près de 40 ans, il travaille comme Chirurgien Plasticien à Nice depuis une vingtaine d’années.

	Né en Allemagne en 1955, il est remarqué par ses professeurs d’Arts Appliqués du Lycée Albert Einstein de Munich, qui l’encouragent à se perfectionner et l’aident à se faire connaître dans la région bavaroise. Ses travaux d’alors sont essentiellement figuratifs et il participe à une exposition destinée aux jeunes talents organisée par la ville de Munich au début des années 70. S’il connait un certain succès, ses travaux restent au niveau amateur car sa vocation pour la médecine va l’emmener faire ses études à Marseille et son internat de chirurgie à Bordeaux, où malgré une activité intense de chef de clinique des hôpitaux, il continuera à réaliser de nombreuses aquarelles. La Chirurgie Plastique est aussi une forme d’art, puisqu’elle lui permet de travailler et modeler la matière vivante qu’est le corps humain tout en respectant le naturel de chaque acte. 

	Homme de passions, son installation sur la Côte d’Azur va lui permettre de réaliser plusieurs projets : sa réputation de chirurgien dépasse les frontières de l’Europe, il se spécialise dans l’utilisation de l’homéopathie et de l’aromathérapie pour le suivi ses patients,  c’est un pilote d’avion hautement qualifié et  dès le milieu des années 90, il renoue avec la peinture à l’huile dans un style résolument abstrait laissant libre cours à son inspiration.

	Le développement des huiles essentielles dans son activité l’inspire au plus haut point et une grande partie de son œuvre ces deux dernières années se base sur les émotions ressenties lors de l’olfaction de ces produits naturels et plus principalement celles venues de Lumio en Corse où il va régulièrement s’imprégner de la nature sauvage et tout ce qu’elle peut engendrer comme bienfaits thérapeutiques et émotions positives. Cette explosion des sens et des sensations se retrouve dans ses peintures qui mêlent la vue, l’odorat, le toucher. L’utilisation de peintures à l’huile mêlées à des touches d’or et d’argent, le tout travaillé au pinceau, au doigt ou au couteau rendent ses toiles puissantes et vivantes aux yeux du spectateur qui va avoir l’opportunité de ressentir la force de la Nature exposée devant lui. 

	Il a choisi Monaco pour cette première exposition de ses toiles qui permet de voir plusieurs étapes de l’œuvre du peintre , aux tableaux plus anciens , «  réalistes » , forcément figuratifs , du Watergate et de la guerre de Yougoslavie, se succèdent sa     «  série bleue » passage du figuratif à l’abstrait , puis le mouvement des couleurs se met en place et enfin sa déclinaison des huiles essentielles lui permet d’élargir son univers créatif et d’utiliser une palette de couleurs plus étendue et plus variée, que ce soit dans la douceur ou dans la puissance.  
	Ses prochaines expositions l’amèneront à Berlin et à Londres pour l’année 2012.

	Sa  peinture 

« Peindre c’est s’évader, être libre, lâcher les contraintes d’un monde plein de conventions, de règles et de restrictions. L’expression figurative est pour moi une rigidité, une sorte de prison qui limite l’expansion de l’esprit du peintre mais aussi la liberté d’interprétation de celui qui regarde un tableau. Le peintre, tout comme le spectateur, regarde à travers des filtres qui  sont le reflet des acquis culturels, de l’expérience de chacun, des contraintes et des règles de la société dans laquelle on évolue.

Dépasser ce niveau, cela suppose une spontanéité d’esprit, une confiance sans limite en son intuition créative. L’esprit est libre, illimité. Il puise dans un univers immatériel où tout devient énergie et vibration. La peinture devient à ce moment-là un transmetteur qui ramène l’indéfinissable  dans un monde visible et matérialisé. Quelque chose va créer en nous une résonance, une émotion bien au delà de notre conscience. La peinture devient alors naturellement abstraite. Presque subliminal, le message crée un lien entre l’artiste et le spectateur ».</description>

	 </item>

<item>
<title>24H  SATIE : L'ENTREPOT les 14 et 15 avril</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=5047&amp;t=843#5047</link>
<description>24H  SATIE

Concept : Le « cœur de l'œuvre » ou  « des pas dans l'œuvre d'Art Total »[/size:9f7e9ff983]

[u:9f7e9ff983]L'ENTREPOT du 14 avril 16h au 15 avril 16h[/u:9f7e9ff983]

[color=darkblue:9f7e9ff983]En live : [/color:9f7e9ff983]
http://www.ustream.tv/channel/h24-erik-satie


Œuvre emblématique , première pièce conceptuelle jamais composée , les Vexations d'Erik Satie (1893), consistent en 840 exécutions d’un fragment musical de 152 notes, selon le tempo choisi par l’interprète (Satie n’indique rien d’autre que la mention « Très lent »). 
Ce fragment peut durer entre 50 et 100 secondes environ, ce qui porte le temps total d’exécution des Vexations entre 12 et 24 heures. 
Cette durée constitue une véritable épreuve pour l’interprète, soumis à une exigence d’endurance et de concentration hors du commun. L'œuvre (ou &quot;celle-ci&quot;), découverte par John Cage , a été la plus grande influence du mouvement Répétitif et Minimal.

En rentrant dans la Galerie l'Entrepôt , l'individu est frappé par immédiateté de l'œuvre. Une pièce maitresse du peintre trône sur la porte , une vidéo captée en temps réel tourne, des sons se font entendre...

Une préparation est nécessaire pour assister au happening : alors qu’un écran diffuse au dessus des marches menant au saint du saint , les images de l'évènement se déroulant plus bas , et que les notes de musique lancinantes sont très facilement identifiables, le participant doit impérativement chausser une protection entourant ses souliers . Ainsi vêtu il perd sa qualité d'auditeur et est en condition pour recevoir l'œuvre. Ainsi, descend il les marches la musique se fait plus présente. Et là, ce qui ne pouvait sembler que vague abstraction,  dépasse ce qu'il pouvait imaginer : la pièce n'est plus, le piano trône au milieu de celle-ci, le pianiste se battant contre sa condition d'être humain pour pouvoir rendre cette pièce hors normes. 

Autour de lui, la galerie n'est plus, une toile couverte de partitions est tendue sur les murs et sur le sol . Andrea Clanetti a transformé l'espace en un immense atelier , une œuvre grandeur nature qui submerge le spectateur qui peut à son aise se promener au cœur de cette dernière . Dans le pur esprit des happening fluxus , la barrière entre auditeur et acteur n'est plus, ce dernier est dans l'action, dans le présent de l'œuvre qui, de part sa proximité et son immédiateté, s'offre dans toute son intimité . La partition pianistique avec ses répétitions inlassables et lancinantes créent un effet proche des états de transe, les cours cellules musicales immergent et offrent leurs détails le plus intime, le plus proche de l'essence sonore même, chaque micro-détails, chaque impulsion étant ainsi immédiatement percevable, identifiable, vécue. 

Le marathon humain, psychologique du pianiste étant instantanément partagé par l'audience, l'essence même de chacune des réitérations  rapprochent publique et artiste produisant un effet cataleptique proche d'un mesmérisme que le mystique de l'Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix ( Satie ), n'aurait pas renié. Ainsi le spectateur qui n'en est plus un en ressort transformé, sublimé.

Daniel</description>

	 </item>

<item>
<title>La Pop street - Benjamin SPaRK - 5 au 29 avril 2011</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=5036&amp;t=840#5036</link>
<description>
débarque à L’ENTREPÔT - Monaco !

Du 5 au 29 avril 2011

SPaRK est un artiste franco-belge né en 1969, qui vit et travaille à Bruxelles. A 28 ans, il suit une formation en dessin à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, puis part se perfectionner aux Etats-Unis, avant de s’installer en Belgique, pour se consacrer entièrement à son art. 
A la fois peintre et plasticien, SPaRK donne naissance à des personnages fantasmagoriques, issus de la BD, de la caricature, de la publicité et des symboles ancestraux de l’humanité.
SPaRK apparait comme une véritable locomotive de la « street pop » bruxelloise, une mouvance qui revendique la synthèse de la pop américaine et de la culture de l’art urbain européen. Il a graffé à Paris, puis à Bruxelles : « C'était plus le côté grand format et l'aspect brut qui m'attiraient que l'interdit ». Le graff, il ne l'a pas lâché tout à fait. C'est la touche finale de chacune de ses peintures. Son inspiration, il l'avoue, est obsessionnelle : les super-héros et monstres des planches de son enfance et adolescence et celles d'aujourd'hui. « La BD m'a appris la peur, le mal, le bien, l'humour. Mes deux super-héros préférés  : Batman, parce qu'il n'a pas de supers pouvoirs, et Spiderman, héros torturé et freudien ».
Son art, c'est la « street pop », comme il y a le « street  art » et le « pop art. »...  

Pop art car il s’agit de peindre des personnages de la culture populaire (BD, dessins animés, pub) et c’est du street art car ses toiles sont taguées à la bombe aérosol et au pastel comme le font les artistes de rue. Mélange d’une culture et d’une technique : donc street-pop

La « Street Pop » : Le métissage d’une culture et d’une technique
La « Street Pop » est une façon d'aborder la dérision, de déborder d'imagination, de se saisir de la peinture en la mixant comme un DJ, qui nous manquerait s'il ne l'avait pas inventée. Il y a toute la kyrielle des Mickeys, Donald, Captain Flam, Albator, Simpsons, Popeye et autres Olive sur le gâteau. Il y a les dessins animés et les mangas les plus emblématiques. Mais ceux-ci sont détournés, revisités, agglomérés, conglomérés, explosés, superposés !  Un univers organisé pour le plaisir de rendre hommage à Jean-Michel Basquiat que l'artiste vénère. « Mon travail est une synthèse de la bande dessinée et de la peinture. Grâce à l'influence de Basquiat, j'ai imaginé une autre dimension pour la BD, dans laquelle les personnes s'affranchissent des cases et les mots explosent en bulles. » Une référence à l'iconographie américaine qu'il agrémente de mangas japonais. Pour que les deux mondes se juxtaposent, se répondent, en résonances, en oppositions ou en harmonie. L'artiste, lui, est Bruxellois. Sa peinture est aussi un rappel à l'enfance : «Au-delà de ma fascination pour le monde de l'enfance, il y a dans ces icônes de BD toute la nature humaine : le bien et le mal, la peur, les fantasmes, l'héroïsme des marvels, les anti-héros des comics, l'humour des auteurs belges».

Les tags sont plein de couleurs , de dessins, de mots, de rêves et même de billets de cent dollars. L'œuvre est d'abord tracée au feutre puis taguée aux pastels et à la bombe. Il y a des spirales, des quadrillages, beaucoup de mots en anglais, de l'encre de Chine, des vieilles pubs des années 1910 à 1920. L'acrylique et la gouache empruntent les aplats du pop art. Le tag et le graph sont d'inspiration street art. Cette exposition est d'une grande richesse de densité de production et de présentation. Un univers créatif, instinctif, vibrant, détonnant, très apprécié par la nouvelle génération.

[url]http://www.lentrepot-monaco.com/interface.html[/url]
 
Contact Daniel BOERI + 33 6 28 06 75 86</description>

	 </item>

<item>
<title>So long, farewell, auf wiedersehen, good-bye</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4946&amp;t=825#4946</link>
<description>Merci pour cette belle transition! Je vais tester dès les premières orties sorties de terre. Et merci aussi pour votre fidélité, car je suppose que sans ça, vous n'auriez pas eu l'idée de cette recette!
DGKy</description>

	 </item>

<item>
<title>Open des Artistes de Monaco 2011</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4845&amp;t=817#4845</link>
<description>Open des Artistes de Monaco 2011



Lancé le 20 octobre dernier en partenariat entre la Galerie d’art l’Entrepôt et Monaco Telecom, l’Open des Artistes de Monaco a remporté un succès honorable : 60 artistes, dont 37 résidents de la Principauté, représentant une dizaine de nationalités différentes, tout domaine artistique confondu se sont inscrits à ce concours. 

Les inscriptions pour l’Open des Artistes de Monaco sont désormais closes. Les concurrents avaient jusqu’au 12 janvier pour laisser libre court à leur imagination et interpréter le thème « Heureux qui comme Ulysse… » 

Jugés sur leur production, les gagnants remporteront une exposition personnelle à l’Entrepôt et verront leurs œuvres reproduites sur les couvertures des Annuaires édition 2011. 

Depuis le 14 janvier, les sites internet de l’Entrepôt et de Monaco Telecom permettent une première présélection de trente œuvres. Celles-ci seront ensuite exposées durant trois semaines du 5 au 25 février à la Galerie L’Entrepôt à Monaco, période durant laquelle le jury et le public détermineront les trois lauréats. 

Il est possible à chacun d’entre vous de participer au vote de sélection jusqu’au mardi 25 janvier à :

www.lentrepot-monaco.com

où les œuvres de tous les participants sont visibles

La fréquentation du site est un réel succès entre le samedi 15 à 0h et le samedi 22 janvier à 19h : 200.000 pages ont été vues ! Ne les manquez pas !

Daniel</description>

	 </item>

<item>
<title>Regard partagé- Sylvia Tailhandier à L'Entrepôt</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4553&amp;t=788#4553</link>
<description>[size=18:cd9584ae1d]Regard partagé
&quot;regARTs&quot; 
Sylvia Tailhandier- exposition à L'Entrepôt- Monaco

Sylvia Tailhandier est une artiste de la terre. De la terre dans tous ses états, de la terre sous toutes ses formes : pigments, métal, restes végétaux, sable… En parcourant l’Enfer, Dante, arrivé au troisième cercle, celui des gourmands, des insatiables, tombe sur Cerbère, le gardien des lieux. Sa tâche est de déchirer toute âme qui passe par là. Pour éviter ceci à Dante, autrement vivant, Virgile prend de la terre, de la boue dans laquelle baignait tout à ce niveau là et la jette dans la gueule de Cerbère. Rassasiée, la bête laisse Dante tranquille, papoter avec un de ses copains florentins… Cette métaphore de la terre nourricière, Sylvia Tailhandier la fait sienne. Le Livre dit que nous sommes faits de poussière et que nous redeviendrons poussière. Quoi de plus complet alors que la terre ? Quoi de plus rempli de sens, rempli de vie, en fait des vies passées et à venir ?! Elle prend cette terre-mère et la jette sur ses toiles. Elle prend ce qui lui convient de cette terre, ses couleurs, ses formes, sa texture, pour créer. La terre est faite pour créer. Entre les mains de Sylvia Tailhandier, elle devient nous, elle devient vie. La seule forme de vie compatible avec notre statut d’éternelles créatures destinées à être désincarnées pour être à nouveau créées. De ses oeuvres, rien n’est indestructible, tout porte l’ineffable empreinte de la vie. Son regard devient notre et, par cette rencontre, retrouve une hauteur parfois vertigineuse...

David Gabriel KAVAFY</description>

	 </item>

<item>
<title>Deux bouts de bois</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4550&amp;t=787#4550</link>
<description>[size=18:6183c3aa29]DEUX BOUTS DE BOIS

Opéra en sept tableaux de Paul Hindemith (1938)
Mise en Scène- Olivier Py
Direction Christophe Eschenbach
En alternance à l’Opéra Bastille jusqu’au 6 décembre
Le 11 décembre à 19 heures- retransmission sur France Musique

Il faut un culot certain pour prendre un génie pour prétexte de sa création. Certes, on peut se cacher derrière, mais on ne sera pas visible pour autant. On peut l’utiliser, mais ce sera toujours lui que les autres vont voir. Pour réussir une telle entreprise, il faut être soi-même un génie, et Hindemith l’était bel et bien. Le prétexte, il en avait besoin car ce qu’il voulait dire ne pouvait être dit de manière frontale, l’époque ne le permettait pas. Il fallait un génie torturé, mais optimiste. Voir l’immense espoir qui surgit de la Résurrection de Grünewald tout en acceptant comme préalable à cet espoir le tourment qui balaye comme un cyclone, du bout du pinceau, le reste de son retable, n’est pas donné à tout le monde. Et puis, Grünewald présente un avantage non négligeable, celui d’avoir une existence charnelle cachée probablement à tout jamais sous les alluvions de l’histoire. Hindemith en joue, il se l’approprie, il en fait son alter ego. Le prétexte de son œuvre la plus personnelle, la plus profonde. 
La création de « Mathis le peintre » à l’Opéra de Paris lui rend justice. On oublie presque Mathis et on oublie Hindemith aussi. On perçoit l’éternel humain, l’éternel fond humaniste de l’humain. Evidemment, on peut douter de l’existence de ce fond, certaines époques s’y prêtent plus que d’autres. Mais, tel un Phoenix, l’humanisme renaît de ses cendres et, à chaque renaissance, nous éblouit. Hindemith en était persuadé et Olivier Py l’est tout autant, ou du moins il a compris le message. Sa mise en scène est d’une fidélité musicale et idéique incroyable, elle fait comprendre un fait souvent occulté, le fait que l’opéra est du théâtre lyrique. Bref, il est comme d’habitude, époustouflant. La gestion du dernier tableau, résurrection vers les origines, renoncement vers l’accomplissement, est d’une force titanesque. Elle fait immanquablement penser au dernier acte d’un grand opéra oublié, « Oedipe » de Georges Enesco, que Paris délaissa après l’avoir créé. Une trilogie symbolique avec la « Flûte Enchantée »  serait une aventure qui conviendrait au bâtisseur de trilogies sphériques que semble être Olivier Py…
Christophe Eschenbach est quelque part sur la crête de l’art musical, un solitaire en balade dans un espace sublimé, un pays à peu de mortels accessible. Il fait partager son bonheur, sa sagesse, sa force. Aucune voix de cette production ne restera dans l’histoire, mais l’ensemble de l’interprétation fera date.
Deux bouts de bois, un pinceau et une baguette, pour un voyage extraordinaire. 

Mais… pour si bien comprendre Hindemith, la situation sociale doit aider, et c’est inquiétant… 

David Gabriel KAVAFY

[size=12:6183c3aa29][/size:6183c3aa29]</description>

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<title>Tué par un éclat de rire</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4442&amp;t=773#4442</link>
<description>[size=18:d29339333f]Tué par un éclat de rire
[size=18:d29339333f]« Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu » 
Film de Woody Allen, dans toutes les salles

« Une comédie à ranger parmi les meilleurs Woody Allen »… On y court !
Elle est petite main dans une galerie d’art. Lui est un écrivain raté, un « one shut » qui après un premier livre prometteur n’arrive plus à rien. Elle aimerait tomber amoureuse de son patron mais hésite. Lui, tombe amoureux de la voisine d’en face, sublime indienne fiancée à un insipide fonctionnaire européen qui vit plus dans les avions que dans la vraie vie. Drague, séduction, annulation du mariage. Crise, elle et lui se séparent. Elle a ses parents, divorcés- lui, a ses copains de poker. Son père à elle tombe amoureux d’une pute recommandée par l’un de ses potes retraités. Il l’épouse, elle le ruine et tombe enceinte d’un autre. La mère elle, tombe amoureuse d’une voyante qui lui prédit un bel avenir. L’écrivain déclinant profite d’un accident miraculeusement survenu à ses potes (mais les miracles chez les juifs c’est comme les files d’attente aux stations service pendant les grèves, ça n’existe pas mais il y en a partout). Il vole le manuscrit d’un ami supposé mort, manuscrit que celui-ci lui avait fait lire et qui lui semblait excellent. Il le présente, est accepté et encensé. Sauf que l’ami était juste dans le coma et qu’il va se réveiller… Elle : démissionnaire, poliment éconduite par son ex-patron, la passionnée d’art compte sur sa mère pour lui prêter l’argent nécessaire à l’ouverture d’une galerie d’art. Mais la voyante dit que ce n’est pas une conjoncture astrale favorable aux transactions financières, donc, pour le bien de tous, pas d’argent, pas de galerie, rien. La mère. Le seul moment de franche rigolade. Elle vient annoncer, au beau milieu du film, je vous assure, je n’ai pas chronométré mais il me semble bien que c’est le milieu, à la minute près, en plein psychodrame à deux balles, la grande et bonne nouvelle : Christal, sa voyante, lui avait révélé entre deux verres de scotch, qu’elle avait déjà vécu à l’époque élisabéthaine. La salle éclate de rire. Mais cette mère divorcée, alcoolique et à moitié folle (ou plus qu’à moitié, tout dépend de vos opinions médiumniques), trouve un veuf moche, gros et sentant le renfermé (je vous assure, on le sent) à qui sa femme morte donne l’aval pour refaire sa vie. En tapant deux coups dans une table en bois, comme lors de toute bonne séance de spiritisme. Ces deux-là finissent le film embrassés sur un banc, au milieu de la plus verte pelouse anglaise que vous ayez jamais vue, exception faite pour celles de certains épisodes de l’Inspecteur Barnaby. 
Et là, votre éclat de rire vous revient à la figure façon boomerang. Vous regardez autour de vous et vous reconnaissez chaque personnage, chaque situation, chaque échec. C’est votre vie. Notre vie. Des vies ratées, des vies de cons. Seule échappatoire- l’autre rive. Celle qui semblait tellement risible. Vous devenez dingue ou vous vous suicidez. D’après ce vieux routard des méandres psychanalytiques, c’est  votre choix en ce début de siècle.
Ceux qui disent que c’est une comédie n’ont pas dû regarder jusqu’à la fin… 

David Gabriel KAVAFY
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<title>O tempora, o mores!</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4426&amp;t=768#4426</link>
<description>[size=18:2bbcd55073]O tempora, o mores

Cité de la Musique- Paris jusqu’au 16 janvier 2011 

L’histoire nous propose parfois des raccourcis assez drôles et intrigants. En même temps que « Show Boat Mississippi » de Jérôme Kern triomphait au Châtelet, à la Villette on nous reparle du « Don paisible » d’Ivan Dzerjinski. Toute l’histoire du siècle dernier en quelques stations de métro. 
Sans contester la qualité du spectacle du Châtelet qui n’est même pas en question, je remarque l’aisance avec laquelle nous qualifions de « succès traversant les âges » ce musical américain dont les qualités artistiques ne me semblent pas inoubliables tout en qualifiant l’autre musical, le soviétique, d’assemblage d’airs folkloriques et patriotards. Les cosaques du Don ne trouvent plus grâce à nos yeux, alors que les noirs du Mississippi eux, bénéficient à fond d’un double effet Obama- Coupe du Monde. Navrante attitude que de juger une œuvre à travers le prisme de son contexte historique et non à travers celui de sa qualité intrinsèque. Ni l’une ni l’autre de ces opérettes ne mériteraient une page dans l’histoire de la musique, je ne suis nullement en train de défendre le « Don paisible ». Mais lui au moins bénéficie du back-ground d’un roman magistral (Mikhaïl Cholokov, prix Nobel de littérature en 1965). 
En dehors de cette réflexion quelque peu amère, la visite de l’exposition de la Villette sur « Lénine, Staline et la musique » est un bonheur tant documentaire que visuel et auditif. Sa programmation à la suite de celle sur le Troisième Reich est parfaitement pertinente. Le regret que j’ai est le fait de limiter le dialogue, comme toujours ou presque, à cette comparaison (qui n’est pas raison), entre les deux dictatures reconnues comme telles. L’art italien « mussolinien » serait une belle continuation de la série. Et encore plus, l’art américain à la même période. 
On sent (mais je me trompe peut-être !) que Pascal Huynh, commissaire éclairé de l’expo, aimerait aller un peu plus loin dans l’exploration de cette époque. Indéniablement, le recul historique manque. Il est objectivement impensable de faire taire les passions quand les acteurs de cette période sont encore présents et que les conséquences des actes politiques et militaires en apparence relégués aux livres d’histoire font encore trembler les murs du monde. 
L’Entrepôt avait tenu le pari osé de rendre le Réalisme Socialiste Roumain intéressant et vivant en dehors de ses enjeux politiques. Pascal Huynh aimerait en faire autant. Il replace des titans comme Prokofiev et Chostakovitch dans leur contexte historique, il les place devant leurs contradictions sans pour autant contester leur génie. Autant « Lady Macbeth de Mzensk » ou « Le nez » avaient trouvé grâce aux yeux des censeurs occidentaux du fait de l’attitude hostile générée chez Staline, autant « Le boulon », «Semion Kotko » ou « Le pas d’acier » ne sont pas (encore) considérées comme des œuvres dignes de ce nom puisqu’elles parlent d’ouvriers et de socialisme…  Les récentes mises en scène d’opéras « engagés » de ces deux compositeurs ont justement remis un peu les choses à leur juste place et ont révélé le ridicule de l’omerta sur la création de cette période. Sauf que la dernière phrase de l’article de fond de Monsieur Huynh, « Système binaire », suggère de sombres limites à cette démarche : « La présentation de collections rares du patrimoine soviétique n’a d’autre objectif que de contribuer au travail de mémoire… ». Serait-on toujours dans un système totalitaire qui ne dit pas son nom ? Devrions nous encore et toujours justifier des choix artistiques, historiques ou personnels pour éviter la vindicte officielle ? Devrions nous encore et toujours avoir peur du « qu’en-dira-t-on » d’en bas ou d’en haut ? Je dois l’avouer, cette phrase, écrite à Paris en 2010, m’a fait froid dans le dos…

David Gabriel KAVAFY</description>

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<title>Heureusement le rossignol...</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4415&amp;t=752#4415</link>
<description>Le jeune Grigolo sort en ce moment un CD d'airs d'opéra. Il est beau mais lisse, plat. A se demander si finalement cette voix belle mais sans relief n'est pas simplement le reflet de l'individu. Il semble commencer au point où en est arrivé Alagna...

David Gabriel Kavafy</description>

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<title>Lothar GUDERIAN  « Cuts » - Art Concret</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4414&amp;t=767#4414</link>
<description>Lothar GUDERIAN

« Cuts » - Art Concret

Du 18 octobre au 13 Novembre à la Galerie L'Entrepôt Monaco

Le projet artistique de Lothar GUDERIAN est d’associer « art et vie », en faisant sien le concept global d’« art concret ».
Il s’agit alors de trouver « la clarté absolue, » ; de s’éloigner d’une peinture qui « se contente » d’interpréter ou refléter la nature ou les objets.

Pour lui, tout est affaire d’association dont l’actuelle « mondialisation » reflète la réalité moderne. 
« Si je transforme des emballages et cartons publicitaires habituellement mis au rebut en objet pictural, ce n’est pas tant dans le sens d’une protection de l’environnement, mais plutôt et surtout pour la rencontre avec d’autres cultures ».

« Mes matériaux bruts ont fait un long voyage avant d’arriver chez moi. Ils proviennent d’Europe, d’Asie, de pays arabes et d’autres pays encore avant qu’ils ne soient transformés en œuvres d’art. ». 
Selon lui, comme son inspirateur Théo Van Doesberg, l’esprit créatif ne peut être reflété par des objets abstraits ou pas des œuvres figuratives.

« A travers mes œuvres et principalement celles dites « blanches », je poursuis ce concept.
Des éléments de base purement plastiques sont créés ; ils cachent un certain ordre avec une véritable intention. Lumière et ombre sont intégrées dans un monde esthétique d’images, un équilibre harmonieux pénètre alors la surface et l’espace.

Dans une époque suralimentée en stimuli visuels, presque agressifs, je vous invite à travers mes œuvres à expérimenter une toute autre façon de voir les choses ».

Daniel</description>

	 </item>

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<title>L'insoutenable légèreté des ombres</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4348&amp;t=760#4348</link>
<description>[size=24:33100c0014]L’insoutenable légèreté des ombres

[size=18:33100c0014]Jean-Michel LETELLIER et Miki NAKAMURA
Grand Théâtre d’Angers, jusqu’au 3 octobre 2010


Les maisons japonaises résistent bien aux tremblements de terre car légères, légères car partiellement fabriquées en papier. Les avantages de l’utilisation de ce même matériau dans la création artistique sont parfois évidents, parfois discutables.
Les œuvres de Jean-Michel Letellier, tissées en fibres de papier, donnent une étrange sensation de flottement. Suspendues à quelques centimètres du mur, elles se détachent de tout contexte et génèrent des ombres. L’intervalle entre l’œuvre et son ombre devient un espace de rêve, un temps matérialisé, une invitation à la réflexion et au vagabondage psychique. Envoûtant !
La même technique entre les mains de son binôme japonais, Miki Nakamura, devrait nous plonger dans l’univers d’un Japon du bout du monde. Il n’en est rien. A observer cette déferlante d'impondérables mièvreries, on comprend mieux les cris de rage et les coups de sang de certains artistes nippons qui, le seppuku étant sorti de mode, peuplent leurs créations de fantasmes violents à la limite de notre compréhension. 
L’ancrage dans le réel et la solidité des œuvres de Letellier opposé à l’évanescence souriante et bien-pensante de Nakamura est d’un d’effet visuel frappant. Un cortex créateur aux sillons profonds, creusés par la vie et la pensée versus un cortex papier carbone, lissé par une zénitude de premier degré. 
On peut néanmoins saluer la démarche fort téméraire du Grand Théâtre d’Angers qui prend là un risque esthétique non négligeable en se lançant dans une démarche si résolument contemporaine. 

David Gabriel KAVAFY</description>

	 </item>

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<title>Gestes Urbains Street art - 28 Septembre – 10 Octobre 2010</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4331&amp;t=758#4331</link>
<description>L'ENTREPOT MONACO

Gestes Urbains
Street art
28 Septembre – 10 Octobre 2010


L’Entrepôt, la galerie de Daniel BOERI, présente 4 jeunes artistes « d’art de la rue » dont les expositions et les performances se multiplient. Trois viennent d’Italie, le quatrième est de Monaco.
•	Mr Dégri, né en 1981 à Como qui a eu l’occasion de présenter ses œuvres l’an dernier à l’Entrepôt
•	Elfo, né en1982 à Brescia, dont les travaux sont publiés dans les sites internationaux de Street art
•	Mr OneTeas, né en 1984, dont on a découvert entre autre son travail à l’Eco Parade 2009 de Monaco
•	Thomas Berra, né en 1986,qui  travaille à Milan et dont la première exposition a eu lieu en 2005.

« C'est ainsi, c'est un fait et c'est entendu l'art de la rue est bien dans les galeries, à l'intérieur, mobile sur les murs et non plus seulement à l'extérieur ouvert au vent, à l'érosion et inscrit immobile dans les murs...
Donc si l'on dépasse la raillerie qu'une telle contradiction peut légitimement induire, si l'on accepte le fait qu'il y a eu des convergences d'intérêt, comme souvent la société crée entre différents acteurs : ici ils appartiennent au marché de l'art; on peut dire qu'il y a eu ici aubaine et pas forcément un pacte avec le diable (cela pour les railleurs )...  
On peut se demander si dans cette transmutation, cet art passe muraille n'aurait pas perdu en chemin de son acuité, rien n'est moins sur, car ainsi exposé sur les murs de nos galerie (et demain de nos appartements ) il donne à nos yeux un confort de regard, un temps de pause, il nous donne le cheminement de la compréhension, de l'adhésion, que l'on aime ou pas, et c'est au tour de notre regard de faire le chemin inverse d'être passe muraille, et lorsqu'il rencontre à « l'air libre », ici et là sur toute sorte de surface ( façades, métro , bus, panneaux publicitaires...) comme une seule et même surface (comme une toile ) une parcelle peinte, il peut marquer une pause et poser son appréciation sans l'à priori de l'ignorance!

Avec Gestes Urbains l'invite est encore à suivre cette gestuelle musicale, rapide, chorégraphique, à ce mouvement en mouvement, à la répétition, à la préparation, il y a représentation, scène ouverte où l'artiste dans la rue s'enivre de l'écho de ses pas de fuite; où l'artiste dans la galerie se réconforte de vos applaudissements …
A vos marque, prêt : regard ! »

Daniel</description>

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<title>Ground zero</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4289&amp;t=753#4289</link>
<description>[size=24:3bd5c1dcf0]Ground Zero

Film de Apichatpong Weerasethakul- Palme d’or à Cannes 2010 

Il me semble que…Pas tout à fait. Peut-être… Complètement. Et pourtant… Je pense… Mais quand même ! En fait…
Une fois exprimées ces premières réactions (réactions primaires ?), que reste t-il de l’Oncle Boonmee ? Un filet de liquide biologique sur le sol d’une caverne. Et le temps. Cette chose qu’on oublie si souvent et qui comble le vide qui sépare les actions. Une non action, comme une respiration profonde. Une diastole de l’esprit. Le film tout entier fonctionne comme un cœur : moins de trente pour cent d’activité et le reste- silence. Un temps étiré qu’on n’a plus l’habitude de voir/avoir et que chacun peut meubler selon ses possibilités. En l’occurrence il est meublé avec du beau. De très belles images suffisamment insistantes pour impressionner la rétine, arriver jusqu’au cerveau et descendre dans cette zone obscure qu’est le subconscient. Suffisamment insistantes pour, à l’occasion, générer des rêves. Le tout, avec cette apparente candeur asiatique qui, elle aussi, s’étire depuis la nuit des temps jusqu’à la macdonaldisation actuelle. Cette sorte de premier degré de l’enfance qui, à l’âge adulte est si souvent singé en deuxième degré ou plus, sans jamais être rendu à l’identique. Kitsch ou génial, romantique ou sirupeux, sublime ou tartignolle. Un ground zéro de la sensibilité qu’on voudrait retrouver mais qui est perdu, sur lequel on voudrait reconstruire sans jamais y parvenir. Long quand même. Une tout autre image que celle de « As I lay dying » de Faulkner. Vision américaine versus vision asiatique. Une Palme d’Or anthropologique dont restera moins l’oncle Boonmee et sa mort, que l’image de la vie au commencement de sa fin.

                                                                David Gabriel Kavafy</description>

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<title>DADO- Venise</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4257&amp;t=593#4257</link>
<description>Effectivement, site super bien fait! Merci beaucoup pour ce lien. Je suis fan inconditionnel. Et ça fait bigrement plaisir de voir que même des articles plus anciens suscitent des réactions!</description>

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<title>« Art et Psychanalyse » du 6–18 Septembre 2010</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4255&amp;t=751#4255</link>
<description>
Virginie Soubeiroux – Steve Abadie-Rosier

6 – 18 Septembre 2010
Du mardi au samedi de 15h à 19h ou sur rendez-vous

La galerie de Daniel Boeri, L’Entrepôt présente, en association avec les éditions Les Neurones moteurs, 21 œuvres de Virginie Soubeiroux, jeune artiste plasticienne de la génération montante.
« Si, le temps d’une rencontre, d’un livre ou d’une exposition, l’artiste et le psychanalyste échangeaient leurs rôles ? Si l’artiste plasticienne devenait le psychanalyste et le psychanalyste devenait l’artiste ? N’est-ce pas là l’un des points communs à l’art et à la psychanalyse &#8213; l’adaptabilité, cette faculté d’inter changer pour laisser vivre l’autre dans sa réalité, sa douce folie de création, et enfin le rendre libre et autonome ? »
Avec la complicité du psychanalyste parisien Steve Abadie-Rosier, expert en analyse du sujet criminel, cette exposition confronte deux séries de tableaux, peints entre 2006 et 2010 ;
•	La série « Rouge », à laquelle appartient le déjà célèbre Sang de Nyx, constitue, dans l’œuvre de Soubeiroux, une expérimentation où l’artiste démontre son aptitude à se glisser dans la peau d’un autre, aussi radicalement différent d’elle-même soit-il ; ici, un criminel. 
•	La seconde série, « Structure de la pensée », s’avère quant à elle représentative du travail de l’artiste. Virginie Soubeiroux s’y révèle une artiste de la lumière, de la couleur, du soleil et de l’espoir, comme l’expriment, par exempl,e Psychê, Ousia ou Chaire Saint-Pierre.
Cette exposition explore le talent manifeste qu’a Virginie Soubeiroux d’évoquer cette alchimie, omniprésente, entre la pulsion de vie et l’angoisse de mort, et d’intégrer à son travail le respect des traditions, la mémoire collective et l’histoire individuelle, gages d’ouverture et d’échange. Une démarche en réalité très proche de celle du psychanalyste…
En associant la peinture de Soubeiroux à la psychanalyse et à la criminologie, L’Entrepôt innove une nouvelle fois et promet la surprise. Cette association a priori insolite peut être retrouvée dans l’ouvrage que Steve Abadie-Rosier consacre à Virginie Soubeiroux, publié à l’occasion de cette exposition :
Art et psychanalyse &#8213; Psychê et Thanatos dans l’œuvre de Virginie Soubeiroux
(éditions Les Neurones moteurs, Paris, septembre 2010)
Virginie Soubeiroux est une artiste plasticienne française née en 1981 et exerçant son art dans le Sud. Autodidacte, elle oriente sa démarche artistique autour de l’être et de son épanouissement. Son œuvre, qui exalte la tolérance, la bienveillance et l’introspection, fait émerger chez ses contemporains le substrat philosophique essentiel : le doute.
www.virginiesoubeiroux.com
Steve Abadie-Rosier est psychanalyste clinicien et didacticien, expert en analyse du sujet criminel. Son travail d’auteur vulgarise noblement une science humaine de l’élite : « la clinique de la psychanalyse ». Son parcours atypique lui permet d’exercer dans son cabinet parisien auprès de personnes très différentes, du coaching des personnalités à la psychotraumatologie.
www.steveabadierosier.co

Daniel</description>

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<title>Marcher avec les cigales</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4183&amp;t=738#4183</link>
<description>[size=24:1d83d2328a]Marcher avec les cigales
[size=18:1d83d2328a]Giacometti / Maeght (1946-1966)


L’homme marche dans la forêt 
Au loin - la Méditerranée
 
L’homme et la femme marchent dans la forêt
A l’ombre des pins. Au loin - la Méditerranée 

Les hommes et les femmes marchent dans la forêt 
Sous la clameur des cigalous. Au loin - la Méditerranée

Les hommes, les femmes et le chien marchent dans la forêt
Soleil de plomb. Au loin - la Méditerranée

Les hommes, les femmes, le chien et le chat marchent dans la forêt
Au loin - la Méditerranée




                                                              David Gabriel Kavafy</description>

	 </item>

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<title>Trous de génies</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4170&amp;t=734#4170</link>
<description>[size=18:c4d32138e1]Trous de génies
[size=12:c4d32138e1]Miquel Barcelo- Terra Mare
Avignon, jusqu’au 7 novembre 2010
Palais des Papes- Grande Chapelle, Collection Lambert en Avignon, Musée du Petit Palais
 
On a beau dire qu’un trou est un trou, il en va des trous comme de toute chose, derrière les apparences, les semblables restent différents! Ligotés, bâillonnés par des bouchons de liège, les trous qu’avait imposés Picasso aux murs de la Chapelle du Palais des Papes en Avignon, il y a de cela 40 ans maintenant, ont fini par trouver en leur fond la force de s’ouvrir, de happer d’autres créatures de génie.
Sans doute faut-il avoir bien fumé. Sans doute faut-il avoir fumé autre chose que cette herbe frelatée qui finit par nuire à nos spermatozoïdes et à notre entourage. Mais sans doute faut-il avoir aussi une bonne dose de génie pour transformer des briques en crânes et des papes en poissons bleus ! Miquel Barceló le fait. Dans les trous laissés veufs par Picasso, il accroche des terres cuites et des masques. Des terres cuites réalisées avec cette même terre qui enferme depuis toujours une mer en son milieu, la mer d’entre les terres, la Méditerranée. 
Coloniser une ville comme Avignon est une gageure. Certes, le Palais des Papes est en soi une anomalie, une hérésie papale. Y transformer les gisants de ces papes atypiques en animaux improbables devient presque une évidence, une fois que c’est fait. Encore fallait-il le faire ! Dans l’esprit de Saint François, dans l’idée de la continuité immuable entre les créations et le Créateur. Création universelle puisque responsable en fin de compte de la présence d’un éléphant devant le Palais. Non pas empaillé, comme le voudrait le Siècle, mais bien créé. Sa place est là ou ailleurs, comme dans le jardin majorquin de Barceló. Une fois crée, où qu’il soit, l’éléphant est à sa place. 
Le Petit Palais nous plonge dans la genèse de cette création. Dans les collections jamais externalisées du Musée et de la Cathédrale de Majorque. Occasion unique et magique de découvrir ce christianisme juvénile, terrifié, béat, terriblement humain, parfois mâtiné d’écriture arabe. 
Le voyage se poursuit à la Collection Lambert. Terre, toiles et couleurs dans un délire créateur unique. La poignée de terre glaise qui servit à la création du corps de la vie, baignant dans l’idée bleutée de l’eau primordiale. 
Enchantement garanti.

   David Gabriel Kavafy</description>

	 </item>

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<title>Les leçons de Vérone</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4149&amp;t=732#4149</link>
<description>Dans Google, tapez: Festival de Vérone + Hvorostovsky, vous tombez directement sur votre article Les leçons de Vérone ! Premier lien de la première page ! Ca, c'est du référencement, GABRIEL01 !!</description>

	 </item>

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<title>Dingue Mandingue</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4132&amp;t=729#4132</link>
<description>[size=18:53e3be1603]Ibrahima Cissokho 
Théâtre des Trois Lunes – Avignon (off)
Jusqu’à fin juillet 2010 

Avignon en cette saison, c’est dingue. Avec la meilleure volonté du monde et même au prix d’indigestion culturelle quotidienne, on ne peut pas suivre tout ce qui s’y passe, et c’est tant mieux, ça veut dire qu’il se passe des choses. 
Au détour d’un chemin, par plus de 35° à l’ombre (à midi il n’y a pas d’ombre !), dans l’une des salles du Théâtre des Trois Lunes, on peut croiser un griot mandingue, héritier du « Maître dans l’art de la parole, du chant et de la musique ». Tout un programme. En fait un programme d’une heure à peine, mais promesse tenue, l’on a droit à un Maître. Pas spécialement connu en France puisqu’il y vient pour la toute première fois, Ibrahima Cissokho est un type habité. Habité par ses ancêtres, tous griots (et Maîtres dans l’art…etc, etc.) auxquels il rend hommage dans une très belle chanson qui parle du pouvoir du baobab à rassembler les oiseaux, oiseaux qui se séparent lorsque le baobab meurt. Habité par son Afrique, par ses rythmes, par ses sons, par ses âmes errantes. 
Justement, parlons un peu rythme. Ce qu’Ibrahima nous fait entendre est une sorte de master class de composition. Une sorte de « Clavecin bien tempéré » pour kora et orchestre africain. D’une pureté absolue. D’une beauté absolue aussi. Un foisonnement de niveaux de lecture (d’audition) qui fait penser aux Vénus à tiroirs de Dali. Des axes sonores entrecroisés dans les trois directions de l’espace, des cercles tracés à même l’air et plus encore. Une cathédrale sonore. La kora associée à la voix d’Ibrahima relie racines et étoiles en un dialogue insensé. Mention spéciale pour la flûte peulh au son transcendant entre les mains de Laurent. Les autres (Sory au balafon, Françoise aux calebasses) sont tout aussi merveilleux. Vertige parfois contenu, parfois débridé. Magique !
A découvrir sans tarder car promis à un bel avenir !

David Gabriel Kavafy</description>

	 </item>

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<title>Heiner’s Will</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4129&amp;t=728#4129</link>
<description>[size=18:46fc49fb0d]Heiner's Will

[size=18:46fc49fb0d]« Hamlet-Machine » de Heiner Müller par la Compagnie de l’Homme qui Marche
Jusqu’au 31 juillet 2010 au Lucernaire- Avignon Off

L’Homme qui marche avance forcément. Eux aussi, ils avancent et font avancer le théâtre dans leur sillage, même si certains jours ils doivent se sentir bien seuls. Oser monter « Hamlet-Machine » n’est pas donné au premier venu. En proposer une lecture subtile, relever le gant jeté à la figure du monde moderne qu’est ce texte, le rendre vivant, c’est une performance d’exception. Ils l’accomplissent sans trembler. Les voix. Les mimiques. Les mouvements scéniques… Du grand jeu d’acteur comme on aimerait en voir plus souvent. Quatre Hamlet sur scène, quatre visages d’un même Prince, d’un même homme, d’un même être humain. 
On ne se bouscule pas. Certes, c’est programmé à l’heure du déjeuner (12h20), mais ceci n’est sans doute pas la seule raison. On n’aime pas se voir sous cet angle-là. On aimerait garder l’image de nous-même qu’on a peiné à se construire notre vie durant, image à laquelle on croit et qu’on a fini par imposer aux autres. Aimeriez-vous devenir la machine que vous êtes probablement déjà devenue ?! Aimeriez-vous être ce personnage ambigu, parfois grandiose parfois obscène qui évolue sur scène ?! Aimeriez-vous parler ainsi à vos parents ?! Gênant, le texte de Müller. Gênante cette mise en scène aux allures de main de fer sous un gant de soie. Mais quelle performance et quelle merveille d’intelligence ! On en ressort froissé mais grandi.
Faites attendre l’estomac, le cerveau sera comblé. Au besoin, n’en dites rien à personne, gardez l’anonymat, mais allez la voir, cette troupe qui n’arrête pas d’avancer !

David Gabriel Kavafy</description>

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<title>Dada Africa</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4060&amp;t=718#4060</link>
<description>[size=24:f0b0fdd4d6]William Kentridge 
[size=18:f0b0fdd4d6]Cinq Thèmes
Jeu de Paume- Musée du Louvre Paris 
jusqu’au 5 septembre 2010 


Le cerveau humain réagit violemment à certains mots, qui dépassent la raison. Parmi ces mots en bonne place se trouvent « tout » et « rien ».  La raison d’être de la couleur est la peur du tout ou rien, du blanc ou du noir. Lorsque le blanc et le noir se retrouvent dans le même camp (et champ visuel...), leur pouvoir est absolu. A eux deux ils couvrent tout. Mon cerveau n’aime pas. 
Dans son exposition du Jeu de Paume, William Kentridge propose une lecture du monde en noir et blanc. Pur hasard, venant d’un blanc né en terre noire. Aussi différent des uns que des autres, puisque outre blanc il est également juif. Toute une histoire. Une histoire absurde. Surréaliste. Comme son œuvre. Une histoire contredisant tout stéréotype, toute idée reçue. Comme son œuvre. Un vrai dadaïste. Pas un néo-dadaïste. Ce qui manque au néo-dadaïsme, comme à tous les « néo », depuis les néo-classiques jusqu’aux néologismes, c’est le génie. Le génie de ne pas être autre, de ne pas être une chose entière mais simplement une réplique en deuxième saison, réplique de deuxième choix. Kentridge est un dadaïste à part entière, précurseur de son propre surréalisme ou/et de celui de notre existence. Il a le background d’une vraie vie, d’une vie rugueuse. Il a la culture, assimilée, subtile, intrinsèque. Il a le talent et l’intelligence, intrinsèques elles aussi. Rien à envier aux Picabia et autres Tzara. Il est juste chronologiquement postérieur. 
Son œuvre est drôle et intelligente. Intelligente à tous les niveaux- et Dieu sait s’il y en a. Les enfants regardent fascinés et rigolent. Les vieillards se souviennent et écrasent une larme. Il (nous) parle à tous. On peut ne pas voir, on peut ne pas entendre, mais uniquement si on ne le veut pas… Ce William-là est un artiste engagé. Il est engagé de par sa structure humaine et nullement par défaut ou par obligation sociale ou que sais-je encore ? Engagé car humain. Ca devrait être protégé par la loi. Si vous doutez, il suffit d’écouter le pont éthéré qu’il jette entre la musique de Chostakovitch et la musique africaine. Semblable au dialogue de Picasso avec les masques africains. Avec le même talent. Sauf à préférer son dialogue des ombres avec Mozart. 
Recommandé à tous, sans modération, à l’exception de ceux qui ne veulent pas voir, ni ne veulent entendre.

David Gabriel Kavafy</description>

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<title>Flash actu. Monaco- Capitale estivale de l'Art Brut</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4029&amp;t=705#4029</link>
<description>En effet, ça ne parche pas pour les images. Merci d'y avoir pensé, en tout cas! En fait il rend compte dans cette lettre de l'expo de Bratislava à la Slovak National Gallery et invite à visiter une fort intéressante exposition de Bart Baele, artiste belge en pleine ascension encore méconnu en France. J'en profite pour signaler un fait rare dans le microcosme des galeries: la DIX 291 qui présente Baele est un espace privé qui a gardé le choix de ses présentations (aucun compromis, ils n'exposent que les choix des propriétaires) et ne prend pas de commission. Une sorte d'éléphant bleu, en somme! Et l'expo actuelle est une superbe découverte, ca vaut le détour, 10 passage Josset à Paris dans le 10ème.</description>

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<title>Le cinquième homme</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4028&amp;t=669#4028</link>
<description>une idée du résultat? Je n'ai pas pu y aller, mais j'aimerais bien savoir comment ça s'est passé...</description>

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<title>Expo Universelle de Shangai : &quot;J'y étais&quot; (ou pres</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4022&amp;t=688#4022</link>
<description>Merci pour le lien, 
Je serai à Shanghai du 12 au 22 juillet 2010 et rendrai compte de l'événement par des reportages et des articles.
Suivez le carnet de route d'un artiste monégasque à Shanghai sur mon site dédié...
http://www.tchoba-shanghai2010.com

A bientôt...</description>

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<title>Paul, comme les grands vins...</title>
<link>http://www.danielboeri.com/modules.php?name=Forums&amp;file=viewtopic&amp;p=4013&amp;t=709#4013</link>
<description>[size=24:f3c7e8e1c1]Paul, comme les grands vins...
[size=18:f3c7e8e1c1]Paul Klee- La collection d’Ernst Beyeler
Paris, Musée de l’Orangerie jusqu’au 19 juillet

Un jour, un Allemand résident en Suisse s’acoquine avec d’autres allemands pour, tous ensemble, devenir un fantastique chevalier bleu. Mais rester un « Blaue Reiter » ne lui semble pas suffisant. Il en gardera l’audace contestataire. Plus tard, ce même Suisse découvre le soleil de Tunisie. Ses couleurs, son art -appelé artisanat. Il en gardera la passion des lignes noires, comme celles des dessins au henné. Il en gardera également l’éclat des couleurs. Il déclare « la couleur et moi sommes un. Je suis peintre ». Sage conclusion, dont peu d’anciens étudiants des beaux-arts se souviennent. Il rencontre par la suite Rilke, puis est mobilisé dans la première grande boucherie. Mais il restera réserviste, ce qui lui permettra d’échapper à la condamnation à vie de ceux qui ont été obligés de subir la vision de ces massacres. Il comprend que ce que l’on voit n’est pas tout et que tout n’est pas visible. Il en déduit l’intérêt de l’art et le formule dans une phrase mémorable : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible ». Il laisse derrière lui une Allemagne dont le délire ne faisait que commencer et s’applique à rendre son monde « visible ». Par des lignes. Par des couleurs. C’est ainsi que Paul Klee devînt un précurseur au même titre que Picasso ou Cézanne. Un précurseur de l’abstraction avec des échos jusque dans le street art. Jusqu’à son départ, son œuvre se creuse, s’approfondit, s’épure. Ernst Beyeler, l’un de ses galeristes et inconditionnel collectionneur,   avoue une fascination pour son oeuvre tardive. Il y voit « ...un regard dramatique vers d’autres mondes». Comme les grands vins, au fil des années Klee concentre et sublime son essence. Il nous l’a laissée en héritage, une sorte d’éternelle brise fraîche qui frémit en ce moment entre les murs centenaires de l’Orangerie des Tuileries.

David Gabriel Kavafy</description>

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